Xavier Gillard, l’auteur du dossier, ne disposait que de quatre pages pour présenter ce vaste sujet. Mais il est parvenu à en rendre accessible la substantifique moelle. Voilà donc une excellente porte d’entrée vers l’univers du webcomic/BD en ligne.

Et je ne dis pas seulement ça parce que l’Abdel-INN y est encensé, ni parce que mon mémoire de maîtrise y est présenté en pendant de l’ouvrage de Scott Mc Cloud Reinventing comics ;).

Car Xavier Gillard y donne surtout la parole à deux auteurs qu’il juge représentatifs des webcomics : Tim Buckley, l’auteur de Ctrl+Alt+Del et Phiip, l’auteur de Lapin. On y découvre le gouffre qui sépare la production anglosaxonne de la production francophone, non pas en terme de qualité ou d’inventivité, mais en terme de statut des auteurs. Tim Burckley annonce vivre professionnellement de son webcomic grâce aux dons des lecteurs et à la vente de goodies. Phiip ne pourrait vraisemblablement pas y parvenir sur le web francophone en dépis d’un certain succès.

Cependant les questions économiques ne sont pas la préoccupation du journaliste de Bédéka. Il s’efforce en fait de présenter ce qui distingue la bande dessinée en ligne de la bande dessinée traditionnelle. Sa conclusion a le mérite de sortir de l’ordinaire des approches formelles auxquels nous avons pu être habitués : ce qui distingue vraiment les deux formes narrative est bien sûr lié au support, mais il ne s’agit pas avant-tout des moyens d’animation, de sonorisation ou de diffusion des récits. Je vous laisse découvrir de quoi il s’agit en kiosque…

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