Zuda comics sera le bras armé de l’éditeur américain DC comics pour s’attaquer au web.

Les auteurs peuvent soumettre des planches. S’ils convainquent l’éditeur, ils se verront immédiatement proposer un contrat. Sinon ils entreront en compétition devant les lecteurs qui auront le pouvoir de choisir qui pourra être édité. Tout en programme, il est d’ailleurs assez similaire à ce que nous ambitionnons pour la suite du projet initié avec Webcomics.fr.

(via ActuaBD)

Cependant DC comics me semble commettre plusieurs erreurs dans le cahier des charges imposé aux auteurs :

Le format imposé de 4:3

Deux planches « en ligne » pourront ainsi être assemblées pour les besoins d’une édition « papier ». Mais ce format est-il réellement le mieux adapté à la publication sur écran ? Nos souris équipées de molettes et nos habitudes de lecteurs de blogs nous ont conduit à une forte accoutumance à des formats extrêmement verticaux… Les Coréen ne s’y sont pas trompés, puisque les webcomics présentés au concours du SICAF (dont Boulet a remporté le prix du public) sont tous larges de 510px et peuvent s’étaler sur des hauteurs très variables. Sachant que la BD en  »pay per view » en Corée du Sud représentait un marché de 43 millions de dollars en 2005, on peut se dire que les Coréens sont sans doute mieux placés pour savoir quel format s’avère le plus judicieux dans ce type de production.

Les planches doivent mesurer 800×600 pixels

C’est une aberration : une planche ne devrait pas dépasser 760px de large pour être lisible par 90% des utilisateurs. Il ne faut en effet pas oublier que sur un écran configuré pour une définition de 800×600, un quarantaine de pixels sont perdus à cause de l’ascenceur et de l’interface du système d’exploitation.

Le format d’enregistrement est le JPEG

C’est un bon choix dans de nombreux cas, mais le PNG est mieux adapté dans un certain nombre de situations. N’y a-t-il donc personne à DC comics pour conseiller les auteurs sur le bon format d’image à adopter en fonction de leurs besoins ?

Voir aussi :