Marre de la TV

Expert en BD en ligne, webcomics et contenus narratifs ; formé aux arts plastiques et aux contenus web ; webmaster à temps plein, webdesigner à temps perdu ; passionné de jeux de société et de films en tous genres ; j'ai mieux à faire que de regarder la télévision, et vous ?

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Lundi 19 juillet 2010

Les plateformes de téléchargement illégal ont beaucoup à nous apprendre

Alors que Sébastien Naeco se penche sur le péril de la gratuité numérique, le MOTif publie son tableau de bord sur l'offre (légale et illégale) de livres numériques. Cette étude éclaire la réalité qu'occultent les spectres du piratage et de la gratuité. Ce qui freine le développement du marché du livre numérique, ce sont d'abord les multiples verrous mis en place pour "protéger" les oeuvres. La question n'est pas de savoir s'il faut offrir ou brader les BD numérisées pour ouvrir le marché, mais d'observer et de comprendre les atouts des plateformes illégales afin de proposer des offres concurrentielles.

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Mercredi 7 juillet 2010

Synthèse personnelle des débats de l'université d'été de la bande dessinée

L'université d'été de la bande dessinée, organisée par la Cité internationale de la bande dessinée et de l'image (CIBDI) et le Pôle image Magelis s'est achevée aujourd'hui à Angoulême. Le thème de « trans-média, cross-média, média global, de l'album singulier aux écrans multiples » a été l'occasion de réfléchir autour de l'impact de nos usages numériques sur les différentes disciplines de l'image et du récit.

Si l'on peut regretter des conférences aux allures de catalogues d'expériences (voire de produits), cette photographie des changements en cours fait émerger une problématique centrale : face au changement, chaque discipline doit évoluer pour exister aux côté des autres. Le prisme du cross-média (la convergence de plusieurs médias dans un projet) ou du trans-média (l'interaction de plusieurs médias dans un projet) révèle d'autant mieux ce problème, parce qu'il conduit à envisager chaque média comme un élément indispensable ou accessoire d'une stratégie plus globale.

Les grands groupes se précipitent vers le cross-média et l'oeuvre globale capable d'absorber toutes les autres... Tandis que les auteurs pourraient bien trouver dans le trans-média une nouvelle manière de créer avec légèreté en relation directe avec leur époque et leurs publics.

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Dimanche 6 juin 2010

Comment le livre numérique pourra-t-il séduire les Français ?.. Et la BD numérique aussi

Les résultats d'une étude IPSOS sur les publics du livre numérique sont parus. Au moment où l'iPad déferle sur nos contrées, les Français ne semblent pas encore prêts à troquer leurs livres contre des liseuses numériques. Pourtant deux pistes se dessinent pour parvenir à les séduire. Quant à la bande dessinée, elle est marginalisée et aura d'autant plus d'efforts à fournir pour exister dans le paysage des loisirs numérique.

64% des Français ne se sentent pas intéressé par le livre numérique... Je passe sur les tartes à la crême habituelles qui caracolent en tête des raisons de ne pas lire sur support numérique : les Français sont attachés à l'objet-livre et pensent qu'il est fatigant de lire sur écran. Ces deux rengaines n'ont selon moi plus beaucoup d'avenir avec la déferlante des tablettes et autres liseuses électroniques. La troisième raison invoquée est bien plus éclairante.

Que ce soit pour le public actuel (5% de la population) ou le public potentiel des livres numériques, ceux qui ne se sentent pas intéressés invoquent en troisième lieu "Le fait de ne pas être réellement propriétaire des livres que l'on achète sur certains sites".

Adoptons l'hypothèse que les nouveaux terminaux peuvent se démocratiser et surmonter les vieilles réticences. Pour convaincre le réfractaires, il faudrait alors :

  • soit vendre des livres numériques sans DRM ;
  • soit assumer le fait que l'on ne vend qu'un accès et privilégier des offres d'abonnement.

Et la bande dessinée ?

L'étude IPSOS nous apprend que :

  • Le juste prix d'un album de bande dessinée transposé au format numérique : 6,70€.
  • La bande dessinée n'atteint que la 9e position du top 3 des genres que les français aimeraient lire en format numérique.

A mon sens, cela bat en brèche toutes les stratégies actuelles de vente de BD numérique au détail. Malgré un prix inférieur au prix attendu, les ventes ne décollent pas. Plus que le livre classique, la bande dessinée numérisée souffre de l'aura du livre-objet et de la perte du confort de lecture. Or les offres actuelles ne permettent pas d'être pleinement propriétaire de son achat, sans pour autant proposer d'abonnement attractif. Pas étonnant que les Français ne nourrissent pas d'attente particulière pour lire des BD sur support numérique.

On pourrait s'en satisfaire, si les loisirs numériques dans leur ensemble ne grignotaient pas petit à petit les parts des autres loisirs. La bande dessinée ne peut pas se permettre de négliger le support numérique. Voilà pourquoi il est primordial :

  • de formuler des offres de BD numérisée sur abonnement à moindre coût, pour conserver (voire élargir) le lectorat des livres ;
  • d'encourager la création d'oeuvres numériques originales qui affranchissent la BD numérique de l'assimilation au livre numérique - manifestement peu prometteuse.

Mercredi 17 février 2010

Internet est le nouveau supermarché de la bande dessinée

Dans la droite ligne de sa numérologie 2009, Xavier Guibert (du9) démonte quelques idées reçues sur la bande dessinée , notamment celle de sa popularité. La BD toucherait principalement les jeunes de 7 à 34 ans issus des catégories les plus aisées et les plus instruites. Didier Pasamonik (ActuaBD) réagit assez vivement sur la page Facebook de l'Association des auteurs de bande dessinée. Au delà du débat sur la justesse des chiffres IPSOS qui appuient le raisonnement de Xavier Guibert, c'est la question de la diffusion de la bande dessinée qui se pose. Selon Didier Pasamonik, la BD souffrirait avant tout de sa disparition progressive des rayons des supermarchés.

On peut se demander si la bande dessinée de supermarché est bien celle dont on aimerait qu'elle soit plus populaire ; et surtout si les supermarchés sont encore le meilleur lieu d'interface entre le public et la culture.

Une enquête publiée en 2007 par le magazine Krinein approfondit la question de la diffusion de BD en supermarché. On y découvre le portrait d'une "bédé de supermarché" qualibrée par le marketing. Le public des supérettes y est dépeint comme parfaitement déconnecté de celui qui fréquente les librairies. Mais le plus inquiétant est que la bande dessinée en 2007 était plus souvent lue dans les rayons des supermarchés que dans ceux des médiathèques ! Rien d'étonnant à ce que la BD ait mis si longtemps à trouver une reconnaissance intellectuelle : sa première vitrine étaient les temples de la consommation de masse.

Pourtant Didier Pasamonik déplore que les supermarchés réduisent la quantité de rayons alloués à la BD... C'est à mes yeux un combat d'arrière garde. Le supermarché répond à une nécessité : aller chercher le lecteur là où il se trouve. Ne peut-on obtenir un résultat quantitatif comparable tout en montant en qualité : faire découvrir de la bonne bande dessinée au plus grand nombre ? Nous achetons de moins en moins les produits culturels en supermarchés tandis que le commerce en ligne explose. Les derniers soldes ont été déplorables pour le commerce physique, mais le commerce en ligne a vu son chiffre grimper de 19%. On a beau incriminer la neige, cela fait quelques années que chaque grand moment de consommation est marqué par l'augmentation des chiffres de la vente en ligne.

Internet est le nouveau supermarché des industries culturelles. Or personne n'achète une bande dessinée à l'aune de sa couverture. Hormis la vente, les supermarchés facilitaient surtout la lecture intégrale des oeuvres. La Fnac a adopté l'idée au point d'en faire un argument de vente. Pourtant personne ne se précipite pour offrir au consommateur le même service sur Internet que dans le monde physique : accéder à moindre coût à l'intégralité des catalogues pour une lecture-découverte.

Samedi 13 février 2010

Flattr pour un nouveau modèle de rentabilité de la création artistique

Flattr permettra à chacun de nous de dédier la somme de son choix à la rétribution des artistes. Pas question de redistribuer les sommes sur la base de l'audience des oeuvres comme le fait la SACEM dans le secteur musical. Avec Flattr, nous pourrons identifier les oeuvres que nous avons aimées de la même manière que nous partageons de bonnes adresses sur les réseau sociaux : un simple clic sur un compteur Flattr suffira. Une rétribution qualitative plutôt que quantitative !

Flattr est peut-être la solution de rémunération qui manquait aux auteurs de bande dessinée en ligne. Nos voisins anglosaxons ont développé le marché du webcomics autour du modèle de l'auto-édition, ils seront sans doute les premiers intéressés par cette nouvelle solution de monétisation. Mais les francophones pourraient bien y trouver leur compte, eux qui rechignent à embrasser le modèle publicitaire ou à publier gratuitement durant plusieurs années pour constituer l'audience indispensable à la réussite sur le web.

Quid des éditeurs ? Bien que Flattr s'adresse d'abord aux artistes, rien n'interdit d'envisager que l'éditeur continue de jouer son rôle d'intermédiaire. A lui d'offrir aux auteurs un service convaincant : production, apport technique, promotion, gestion administrative, ... La liste est longue des compétences qu'un auteur peut préférer déléguer. L'éditeur pourrait se saisir d'un outil tel que Flattr, percevoir l'argent et le redistribuer aux auteurs en fonction du contrat qui les lie.

Pour aller plus loin, j'imagine fort bien que des collectifs d'édition en ligne décident de mettre en commun les fruits de leurs publication pour les redistribuer suivant d'autres modalités. Flattr peut permettre de recueillir de l'argent sur une identité éditoriale partagée... Avant de redistribuer cet argent en fonction d'autres critères tels que l'investissement de chacun, le soutien à des projets en démarrage ou même l'audience.

Ce modèle du mécénat devrait également apparaître dans le domaine de l'info en ligne, à l'initiative de Rue89. Kachingle propose un service similaire pour rétribuer les sites web que l'on apprécie.

L'originalité de Flattr, c'est que ce service est lancé par les fondateurs de The Pirate Bay. The Pirate Bay est un célèbre moteur de recherche de fichiers .torrent : des fichiers destinés au téléchargement en P2P et notamment au partage (légal ou non) de films et de musiques. Ses fondateurs ont de la suite dans les idées : après avoir contribué à libérer radicalement la diffusion numérique des oeuvres (quitte à bousculer les lois en place), ils ont décidé de mettre en application la licence globale. Pendant que les gouvernements et leur sordide traité Acta préfèrent servir les industries culturelles que les artistes et leur public, les "pirates" mettent en place une solution pour que les artistes soient rétribués directement par leur public.

Jeudi 25 septembre 2008

Les livres de la collection Webcomics.fr seront au Festiblog

Les livres de la collection Webcomics.fr chez TheBookEdition.Je viens de recevoir les livres auto-édités par les membres de Webcomics.fr grâce à notre partenariat avec TheBookEdition. Je dois dire que le résultat est vraiment sympa aussi bien pour les bouquins en couleur que ceux en noir et blanc (les trames qui permettent de rendre les grisés sont très clean). Si vous voulez vous faire votre idée de visu, j’aurai les bouquins dans mon sac durant le Festiblog, n’hésitez pas à m’interpeller !

Et pour ceux qui voudraient se faire un petit cadeau, la collection Webcomics.fr n’attend que vous !

Lundi 16 juin 2008

Preums ! ou la rencontre de la BD et du jeu de société

Ceux qui me connaissent savent que je suis grand amateur de jeux de société. Je ne parle pas des jeux de notre enfance (Monopoly, 1000 Bornes...), mais de la création contemporaine telle qu'on peut la découvrir sur TricTrac.net. Il fallait bien qu'un jour ce hobby rencontre ma passion pour la bande dessinée. C'est comme ça qu'est né Preums !.

Preums ! vous met dans la peau d'un blogueur poussé par l'appât du gain. Pour revendre votre blog à prix d'or, il vous faudra réunir l'audience la plus susceptible de séduire les investisseurs. Hormis le dynamisme des parties, l'intérêt du jeu tient à sa diffusion libre et gratuite. Le jeu a été officiellement lancé samedi dernier, à l'occasion de l'indéBD Fest, à Lille, auquel participait Webcomics.fr. Histoire de vous faire une idée de l'ambiance, voici une petite vidéo montée hier :

Notez que je n'ai pas créé Preums !. J'ai découvert l'an dernier un jeu de cartes vraiment bien, qui n'a malheureusement pas (encore) trouvé d'éditeur. Le jeu s'appelle Stop !, c'est une création d'Alexandre Poyé, primée à Ugine et Panazol en 2007. Il manquait juste un thème à ce jeu... Jusqu'à ce que je m'aperçoive à quel point le thème des blogs s'y prêtait bien. J'en ai parlé à Alexandre et c'est comme ça qu'est né Preums !. Nous avons réécrit les règles dans cet esprit et proposé à quelques dessinateurs de ma connaissance d'illustrer les cartes. Parce que ce qui tombe bien avec Stop ! Preums !, c'est que chaque set de 21 cartes n'en contient que 4 différentes. Du coup les dessinateurs peuvent dessiner chacun un set sans y passer la journée.

Que vous soyez tenté d'imprimer et de jouer à ce jeu, ou bien que vous souhaitiez créer votre propre set de cartes, rendez-vous vite sur http://preums.webcomics.fr !

PS: si vous êtes à Metz ou dans ses environs, sachez que le club de jeux de société dont je suis responsable se réunit chaque samedi à la MJC Metz Sud dans le cadre des activités de l'association L'Epée Reforgée. N'hésitez pas à nous rendre visite pour découvrir Preums !. Ça s'appelle les Aprem'jeux et l'ambiance y est des plus accueillantes.

Vendredi 30 novembre 2007

[billet sponsorisé] TheBookEdition.com pour autoéditer sa BD

disclaimer TheBookEdition est un service d'impression à la demande via Internet, entendez par là que les auteurs peuvent éditer des livres sans en faire imprimer quantité à leur frais : chaque exemplaire est imprimé sur commande, pour chaque lecteur.

TheBookEdition.com sera très bientôt partenaire de Webcomics.fr : Maxence Windal nous a en effet offert d'ouvrir une collection dédiée aux bandes dessinées des auteurs hébergés sur notre portail. Il deviendra ainsi possible à ces auteurs de publier un livre en fixant eux-mêmes leur marge bénéficiaire. Cerise sur le gâteau : nous définissons avec notre partenaire des formats spécifiquement adaptés à la bande dessinée !

TheBookEdition.com et Webcomics.fr étaient destinés à trouver une synergie : l'un existe pour permettre l'autoédition sur papier, et l'autre pour l'autoédition sur Internet. Que l'objectif des auteurs soit de publier sur papier ou sur écran, ils auront accès aux deux ! Certains créeront pour le livre et utiliseront Internet comme un moyen de promotion, d'autres créeront pour Internet en proposant le livre comme un produit dérivé. Dr_Folaweb a par exemple imaginé un nouveau format pour Deo Ignito qui est mieux adapté à la lecture sur écran et peut malgré tout être publié sur papier, en transformant la planche verticale en une double page en vis-à-vis.

Si vous êtes auteur de BD, vous avez donc tout intérêt à vous adresser à Webcomics.fr avant de publier grâce à cet imprimeur à la demande... Et si vous avez la fibre littéraire, il est temps pour vous d'écrire un livre ou d'éditer un roman grâce à TheBookEdition.com. Pour ne rien gâcher, je me suis laissé dire par JMG (le développeur de Webcomics.fr) que le site TheBookEdition.com était très bien réalisé techniquement parlant.

D'autres solutions concurrentes existent (Lulu.com en particulier), parfois plus complètes (dépôt légal, diffusion sur des sites comme Amazon)... Mais en l'occurrence, nous avons affaire à un petit frenchie de taille humaine, ce qui fait toute la différence à nos yeux.

Dimanche 28 octobre 2007

Les paintchats vers le concert de dessins en ligne

Au cours des dernières semaines, le groupe de dessinateurs des paintchats s'est élargi :VxD, Grigou et Karicature ont rejoint JN et Dr_Folaweb. De quoi renouveler les groupes en fonction des disponibilités de chacun.

Nous avons pris l'habitude de tourner deux séances de 20 à 25 minutes à chaque fois, qui - une fois accélérées - permettent de montrer une vidéo assez vivante, d'environ 4 minutes. Le fait de produire deux épisodes par séance rend possible une parution hebdomadaire régulière chaque vendredi. De quoi fidéliser un peu plus nos spectateurs.

Vendredi dernier, nous avons dessiné à trois (JN, Karicature et moi-même) sur la base de deux morceaux de Mankind concept. L'artiste, volontaire pour cette collaboration, a assisté en direct à la séance. Une vraie réussite ! Le résultat sera en ligne d'ici une quinzaine de jours. Nous comptons renouveler l'opération avec d'autres groupes et des musiciens volontaires, parmi la vaste communauté des artistes qui diffusent leur musique sous licence libre. C'est un bon moyen pour eux d'avoir une présence sur les sites de partage de vidéos, et pour nous de faire découvrir Webcomics.fr à un public qui ne cherche pas forcément à lire de la BD en ligne... Mais qui pourrait peut-être bien adorer ça.

En attendant la parution du premier "concert de dessins" en ligne, je vous laisse avec la vidéo parue vendredi dernier : des aventuriers explorent un donjon pour y délivrer la princesse de Jade. La suite dans une semaine sur le site des paintchats de Webcomics.fr...


Donjon sans dragon
envoyé par WebcomicsFr

Dimanche 23 septembre 2007

Martin Vidberg (Everland) en dédicace à Nancy

Je suis allé à Nancy, chercher le dessin gagné au Picto Patato. Pendant que Martin dédicaçait Le Journal d'un remplaçant à Julie, nous avons pu faire la causette à propos de Webcomics.fr, Ka et de l'avenir de la BD en ligne en France.

Mardi 31 juillet 2007

Jean Lurçat, tapisseries lumineuses et engagées

extrait d'une tapisserie de Jean Lurçat.En séjour à Angers, j'ai re-découvert hier les tapisseries de Jean Lurçat qui avaient laissé une trace indélébile dans ma mémoire d'enfant. Avec le recul, j'ai pu décrypter ce qui m'avait tant impressionné, mais j'ai aussi pris une seconde claque.

Jean Lurçat avait 22 ans en 1914 (il fut heureusement rapatrié des tranchées assez tôt à cause d'une maladie qu'il y avait contractée), il a vécu l'occupation allemande durant la seconde guerre mondiale et s'est éteint en 1966 en pleine guerre froide, hanté par la menace atomique.

C'est dans ce contexte que l'artiste-peintre a "inventé" la tapisserie moderne. Enfant, j'en avais déjà retenu le symbolisme très laïque et le caractère très lumineux de ses oeuvres. Face à une tapisserie de Lurçat, on ressent la même fascination que devant un vitrail ou une image numérique sur écran : sans que la lumière ne provienne de (ou ne traverse) l'oeuvre elle-même, Lurçat a su marier un gamme réduite à 44 teintes pour créer la lumière.

Mais ce qui m'a encore plus marqué hier, c'est l'engagement de cet artiste contre les pires horreurs perpétrées par l'humanité. Cet engagement est d'autant plus remarquable qu'il s'accompagne d'un optimisme indéfectible envers l'Homme et sa faculté à gouverner sa destinée et celle du monde. Ne cherchez pas à ressentir cela devant les (quelques) minuscules reproductions visibles sur Internet, il va vous falloir vous rendre à Angers, au musée Jean Lurçat de la tapisserie contemporaine pour découvrir Le Chant du monde (80m de tapisserie) mais aussi l'oeuvre dont un extrait illustre ce billet : elle a été tissée en clandestinité durant l'occupation, car Jean Lurçat était alors résistant sous le nom de "Capitaine Bruyère".

(crédit photo)

Mercredi 29 mars 2006

La licence légale aurait mieux valu

Internet Actu publie une analyse très complète de François Moreau (Conservatoire des Arts et Métiers), Marc Bourreau et Michel Gensollen (Ecole nationale supérieure des télécommunications): quel avenir pour la distribution numérique des oeuvres ?

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Mardi 28 février 2006

Bubba Ho-Tep, le film de genre qui n'en est pas un

Voilà un film qui mérite qu'on le soutienne dans la mesure où il n'est sorti que dans 12 salles en France. Par chance, il passait près de chez moi : Bubba Ho-Tep, de Don Coscarelli avec Bruce Campbell (l'acteur des films cultes Evil Dead).

Le synopsis laisse présager un cultissime film de genre

Bruce Campbell incarne un sosie d'Elvis qui se prend vraiment pour Elvis (peut-être à raison), il est épaulé d'un vieux black qui se prend pour John Fitzgerald Kennedy. Tous deux décident de combattre une momie, qui élu leur maison de retraite comme garde-manger.

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Vendredi 20 janvier 2006

Le DRM nouvelle génération

Le DRM n'est peut-être pas aussi diabolique qu'on le clame souvent, le P2P peut peut-être concilier les anciens modèles et les nouveaux modèles. C'est cela qu'il faudrait défendre, au lieu de contester aveuglément et en bloc chaque proposition. Il faut proposer des alternatives et laisser le public choisir, au lieu de chercher à imposer un nouveau modèle aussi fascinant soit-il. Des solutions existent déjà : un DRM, Weed, permet l'existence du P2P nouvelle génération... Alors pourquoi légiférer ?

Le DRM Weed permet déjà d'envisager le P2P seconde génération, n'est-ce pas aux industriels de défendre ce type de solution au lieu de promouvoir l'idée que le téléchargement légal serait forcément payant et protégé par la répression ?

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Vendredi 13 janvier 2006

Good night and good luck, de George Clooney

J'ai un peu délaissé mon voeux pieux de chroniquer un film par mois (se débarrasser de la TV permet d'économiser l'équivalent d'une séance mensuelle pour deux personnes), mais je continue de fréquenter assidement les salles obscures. Dernière perle en date, de celles qui font réfléchir en plus d'êtres belles, Good night and good luck de (et avec) George Clooney. Il fallait s'y attendre, de la part d'un homme qui a le QI d'une huître.

Ou comment mettre en lumière les responsabilités des médias face aux manoeuvres d'intimidation de certains hommes politiques, travers un film historique sur la lutte sans merci que livre un journaliste contre le sénateur McCarthy dans les années 1950.

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Vendredi 18 novembre 2005

Alerte à l'atteinte à nos droits à la copie privée

Signez la pétition contre le projet de loi liberticide

Je n'ai malheureusement pas le temps de synthétiser le problème ici, je vous renvoi donc à EUCD.info pour tous les détails.

Le Parlement Français s'apprête à voter un projet de loi lors de deux séances nocturnes (!!!) les 22 et 23 décembre prochains (!!!!). Ce projet de loi n'est rien moins que l'arrêt de mort des modèles de partage instaurés par Internet depuis plusieurs années et de nos droits à la copie privée et à la confidentialité de nos échanges email. Plus de détails là encore sur EUCD.info, je reprends les conséquences principales qu'aurait ce projet de loi s'il est adopté dans notre dos à la veille des fêtes de Noël :

  • d'interdire tous les logiciels permettant de mettre à disposition une information protégée par le droit d'auteur et n'intégrant pas un dispositif de traçage et de contrôle de l'usage privé (mesure technique)
  • d'interdire la promotion de tels logiciels
  • d'assortir ces interdictions de sanctions pénales
  • d'imposer le chiffrement des émissions radio numériques et l'utilisation de mesures techniques aux diffuseurs radios
  • de mettre en place un sytème d'écoute généralisée des correspondances privées
  • de mettre en place un système de filtrage généralisé en collaboration avec les fournisseurs d'accès

C'est le protectionnisme le plus vil qu'on puisse imaginer pour sauver une industrie moribonde qui s'est avérée incapable de s'adapter aux nouveaux modèles de diffusion des oeuvres musicales, mais aussi des oeuvres culturelles en général. La création va en pâtir, sa diffusion étant irréversiblement bridée par un tel dispositif légal.

Mardi 13 septembre 2005

Exposition à Buenos Aires

Du 14 juillet au 7 août derniers, s'est tenue une exposition autour de l'oeuvre de Gustavo Deveze, alias Jeneverito. Ce dernier a récemment ouvert son site personnel, qui complète et prolonge ses interventions sur Coconino World et au sein de l'Académie Delta. Retrouvez notamment son travail autour du personnage du Capitaine Gorrini.

J'ai eu la joie de découvrir dans les photographies de l'exposition, le cadre qui m'était consacré. Jeneverito avait en effet proposé à ses anciens comparses de l'Académie Delta de lui envoyer quelques images pour son exposition. L'image la plus proche de nous sur la photo a ceci de particulier qu'elle a subi un bug étrange qui en a complétement altéré le contenu après son enregistrement. J'avais choisi de l'envoyer tout de même, trouvant l'anecdote amusante.

Lundi 4 juillet 2005

après Papa : Les poupées russes ou Crazy Kung fu ?

Les deux mon capitaine ! Faute de savoir choisir entre mes deux dernières toiles, autant parler des deux... Et me rattraper de n'avoir pas choisi de film du mois en mai et juin, en vous parlant aussi de Papa de Maurice Barthélémy.

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Vendredi 27 mai 2005

La fête de la BD

Pour la fête de la BD qui se déroulera du 28 mai au 4 juin, vous avez l'occasion de vous abonner au magazine d'AtelierBD au tarif préférentiel de 30€ au lieu de 40, pour une année entière d'accès libre à tous els contenus du magazine. Si ça vous intéresse :

A part ça, j'ai découvert sur fr.rec.arts.bd que plusieurs éditeurs indépendants ont décidé de boycotter cette première fête de la BD. Je trouve ça honteux de leur part, je vous copie-colle le pourquoi ci dessous.

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Jeudi 5 mai 2005

Tout d'un coup, après tout ! A voir au théâtre

J'ai réalisé sur le pouce l'affiche du nouveau spectacle de l'Atelier-théâtre Na de l'écomusée d'Hannonville (Meuse/55). C'est la troisième année de je rends ce petit service à la maman de Julie, et j'ai chaque fois un peu moins de temps à y consacrer. Il faut donc trouver des combines pour pondre une image en noir et blanc facile à photocopier, mais malgré tout originale.

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