Marre de la TV

Expert en BD en ligne, webcomics et contenus narratifs ; formé aux arts plastiques et aux contenus web ; webmaster à temps plein, webdesigner à temps perdu ; passionné de jeux de société et de films en tous genres ; j'ai mieux à faire que de regarder la télévision, et vous ?

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Lundi 2 novembre 2009

Les auteurs de BD sauront-ils un jour parler le langage numérique ?

Alors que Thomas Ribreau, chef de projet pour Ave!comics, cherchait il y a quelques jours à démontrer que la BD numérique selon Ave!comics n'est pas une sous-BD tout en rappelant qu'Ave!comics reste avant tout un revendeur de droits numériques sur les BD qu'il adapte, Fred Boot évoque quelques pistes de ce que pourrait être une BD numérique originale qui exploiterait véritablement son support. Il me semble subsister un verrou qu'aucun discours ne fera sauter : la capacité des auteurs à maîtriser les langages du numérique.

Bien peu d'auteurs ont acquis la grammaire et le vocabulaire de la narration numérique. Lorsque Fred Boot rappelle son expérience, on voit bien qu'il ne doit pas se trouver beaucoup de gens à avoir - comme lui - acquis à la fois le langage de la BD et celui du numérique. Il est clair en le lisant, que le numérique n'est pas cet espace inexploré que l'on se plait souvent à décrire. Le numérique n'est inexploré que pour la bande dessinée. Les arts numériques ont déjà une longue histoire derrière eux, tout le problème est le temps nécessaire à l'assimilation des codes qu'ils ont su mettre en évidence. Un auteur de BD ne pourra jamais se forcer à raconter avec des outils ou un langage qu'il ne maitrise pas. La BD reste un moyen d'expression. On se lasse rapidement de parler lorsqu'on trébuche à chaque mot.

C'est pourquoi je ne pense pas qu'il faille placer la barre trop haut en décrivant un idéal de la BD numérique. Quelques exemples...

Les auteurs qui ont popularisé le format du blog BD ont merveilleusement su s'approprier le langage numérique parce qu'ils ont trouvé un langage en phase avec leurs aspirations. Au moment où l'autobiographie était le genre-locomotive de la nouvelle bande dessinée, quoi de plus naturel que de publier de la BD sur un blog : format apparu sur le web pour publier son carnet de bord, voire son journal intime.

Les auteurs anglosaxons qui ont redonné vie au strip ou eu feuilleton régulier à travers leurs webcomics ont également su trouver un excellent usage du langage numérique. Internet encourage à publier régulièrement, à petite dose pour occuper le terrain du quotidien. C'était une opportunité évidente pour une certaine forme de bande dessinée, et un mode d'expression naturel pour les auteurs qui l'ont adopté.

Sur les forum de bédéistes, le genre du cadavre exquis affiche une excellente longévité puisqu'on le pratiquait déjà à la fin des années 1990. Tout simplement parce que le forum encourage cette forme de création collective où chacun répond à ce qui a été dit auparavant. A l'inverse, la "BD interactive" de la fin des années 1990 n'est plus vraiment d'actualité : à l'époque on s'adressait à un petit noyau de lecteurs suffisamment réduit et soudé pour pouvoir attendre de lui qu'il propose la suite de l'histoire. Idem pour cette forme de "BD interactive" qui tentait de mixer son et animation, forte de la manne des investisseurs de la première bulle Internet.

Balak, avec sa "BD diaporama" décrite par Sébastien Naeco comme la BD de demain, a rencontré un certain succès d'estime aussi bien en francophonie que chez les anglosaxons. Son système est encore une fois très simple, mais encore une fois il s'agit d'un langage naturel pour cet auteur qui a une expérience dans l'animation.

Quels nouveaux formats naîtront de l'usage massif des réseaux sociaux ? De Twitter ? Du téléphone et du web mobile ? Quel auteur aura acquis une pratique si naturelle de Google maps, qu'il donnera vie à l'idée d'un Google Map comic ? Et pour finir, quand pourrons-nous compter sur une génération d'auteurs si familière du langage numérique qu'il en fera un usage plein et entier ? Ces auteurs maîtriseront-ils encore le langage de la BD ?

Samedi 31 octobre 2009

BD numérique : deux préconisations aux éditeurs et acteurs du marché

En réponse à mon précédent billet sur les modèles économiques de la BD numérique, Fred Boot me fait observer à juste titre :

Les éditeurs de jeux video ne chercheront pas plus à niveler la création vers le haut. La logique de production est celle du plus petit dénominateur commun, bien plus que chez les éditeurs de BD.

Ou alors, il faut une vraie structure "cohérente" comme Ankama, où des créatifs passent parfois d'un domaine à l'autre.

Malheureusement disposer des moyens et des compétences ne préjuge pas de la capacité à encourager la création artistique. Ce qui nous ramène à l'essor du jeu vidéo indépendant que je citais un peu plus tôt. L'innovation en jeu vidéo vient aujourd'hui très fortement de petites structures qui bénéficient enfin d'un accès direct au consommateur par le biais des stores de téléchargement.

Transposons cela à la BD numérique et on abouti à deux préconisations pour les institutions en place.

1- Si l'on veut impulser efficacement l'émergence d'une création francophone, il faut débloquer des fonds dédiés à la production. Afin de donner les moyens aux auteurs de se lancer dans l'aventure. Le jeu vidéo indépendant se fait aujourd'hui très peu au fond d'un garage.

2- Quelle que soit l'évolution du financement de la création, il serait bon que les réseaux de diffusion qui tentent de se constituer aujourd'hui autour de l'adaptation d'oeuvres mainstream (les catalogues des éditeurs) s'ouvrent aux indépendants. En leur confiant éventuellement les outils de production (ex: de quoi zaver ses BD pour Ave!comics). Le seul risque pour eux ? Voir leurs stores s'enrichir de productions originales qui feront peut-être bien plus avancer les choses, y compris dans les méthodes d'adaptation des oeuvres existantes.

La vente des albums ne sera pas remplacée par la vente de fichiers numériques parce que notre bande dessinée n'a pas du tout les mêmes contours que le manga (on ne la lit pas dans les transports et on ne la jette pas après l'avoir lue). Face à une offre numérique redondante à l'offre papier, le public préfèrera nécessairement une production originale. Si l'establishment ne prend pas les initiatives qui s'imposent, tous nos espoirs reposeront sur les rares auteurs qui acceptent de faire ce que leurs pairs anglosaxons ont fait en s'affranchissant des institutions.

Concernant mes deux préconisations :

1- Je doute très fortement que des structures de production n'émergent de la part d'aucun des acteurs actuels. Il faudra peut-être qu'une structure à vocation non lucrative comme notre association se donne cette mission, en allant chercher l'argent ailleurs : auprès du lectorat et de sponsors privés ou publics.

2- Aucun format actuel de diffusion numérique marchande ne parviendra à s'imposer comme standard. Aucun de ces formats n'est suffisamment ouvert pour autoriser la pleine exploitation du support numérique par les auteurs. La page web est le seul standard du monde numérique : son accès est libre, aisé et de plus en plus répandu jusque sur les terminaux mobiles. Nos activités numériques sont de plus en plus basées sur le web : nous lisons nos mails sans client de messagerie afin de pouvoir y accéder de n'importe quel poste, nous composons des documents bureautique en ligne pour les partager plus facilement (il existe même des solutions d'infographie accessibles avec un simple navigateur), nous stockons nos photos et nos données sur le réseau pour les mêmes raisons. Le web remplace progressivement le système d'exploitation. Entre une BD en ligne et une BD accessible depuis un lecteur dédié, le choix du public ne fait pas un pli. Comment se placer sur ce marché d'avenir bien plus prometteur que l'adaptation d'oeuvres existantes ? Cf la première préconisation !

Vendredi 30 octobre 2009

BD numérique : l'argent, mais pour quels modèles économiques ?

Dans la foulée des échanges nourris de ces derniers jours, Sébastien Naeco signe un article fort intéressant autour des problématiques liées au financement et à la rentabilité de la BD numérique. Très intéressant car Sébastien décrit en creux les modèles économiques en présence. Force est de constater que ceux-ci sont loin d'être assez ambitieux, assez inventifs ni assez tournés vers le soutien à la création artistique.

Le métier d'éditeur devient celui d'un gestionnaire de catalogue. Il ne s'agit plus faire découvrir des artistes en leur donnant les moyen d'être publiés. Il faut croire que la BD francophone se porte si bien depuis plusieurs années qu'elle craint de se remettre en question. Quel dommage qu'une position aussi favorable provoque une telle crispation sur ses acquis et un manque de goût pour la prise de risque. Dans bien des secteurs on consacre de l'argent à la recherche et développement, pas en BD. En tous cas pas pour contribuer aux recherches artistiques. On juge aujourd'hui plus prudent de s'en remettre à des développeurs et des revendeurs de solution pour imaginer les nouveaux formats et de tester ces derniers avec le catalogue existant.

Sébastien rappelle qu'il n'existe pas de tête d'affiche en BD numérique dont le nom ferait vendre les oeuvres... Alors pourquoi ne pas innover en mettre en place des modèles ne nécessitant pas de tête d'affiche ? On l'a vu avec la musique et l'essors du jeu vidéo indépendant : le succès et la rentabilité peuvent tout à fait naitre de méthodes radicalement différentes de celles des "têtes de gondole". Les blogs BD ont prouvé qu'un oeuvre diffusée gratuitement et librement par de parfaits inconnus pouvait se forger une telle notoriété et un public si attaché à elle qu'il devient possible de produire de la valeur. Les webcomics US ont eux aussi largement exploré ce modèle. Mais là bas le marché traditionnel ne faisait plus rêver comme ici, il faut croire que c'est dans la nécessité que les artiste savent donner le meilleur d'eux-même.

Peut-être est-ce là notre principal problème : les auteurs francophones font trop confiance aux institutions en place pour décider des formats et des finances. Je lisais hier les premiers chapitres de "How to make webcomics" écrit par Brad Guigar (Evil Inc.), Dave Kellett (Sheldon), Scott Kurtz (PvP) et Kris Straub (Starslip Crisis). Tout commence par une mise au point très simple : l'auteur de BD en ligne doit d'abord compter sur lui-même. Il part pour plusieurs années de pur bénévolat durant lesquelles sa priorité doit être de raconter ce qu'il a décidé de raconter, avec son talent et sa passion pour seuls carburants. Une fois qu'il aura su conquérir son public, il pourra rentabiliser son travail et peut-être même en vivre. On ne devient pas milliardaire ainsi, mais vivre de son art est déjà énorme. Ce sont des artistes qui l'écrivent, et des artistes qui sont passés par là.

La littérature anglosaxonne sur le sujet est très instructive, mais la plupart des acteurs francophone semblent l'ignorer avec autant de désinvolture qu'ils ignorent les rebondissements vécus par la BD en ligne chez nous au cours de ces dernières années. Sébastien a totalement raison d'en appeler à l'embauche de cadres compétents en la matière pour éclairer les décisions qui s'imposent. Mais en prenons-nous vraiment le chemin ?

Pour terminer, Sébastien relève que les compétences et les moyens financiers ne sont peut être pas à chercher du côté des éditeurs de BD mais des éditeurs multimédia tels qu'Ubisoft ou Electronic Arts. Je le pense aussi. D'autant plus que la BD numérique a sans doute besoin de financements un peu différents de ceux pratiqués dans l'édition. Le modèle est peut-être à chercher du côté de la production (comme dans le jeu vidéo ou le cinéma) et pas de l'édition.

PS: mon pseudo prend une majuscule au "F", qui est l'initiale de mon nom de famille. Le "i" est effectivement arrivé là il y a une douzaine d'années de cela par analogie aux fichiers "gif" (animés ou non" ;).

BD numérique : tous vendus !

Suite à mon précédent billet, la discussion s'est abondamment poursuivie sur Facebook ainsi que sur le blog de Sébastien Naeco qui relaie la réponse de Thomas Ribreau et ma propre réflexion.

Mon titre était un peu racoleur, et la suspicion sur laquelle je rebondissait pouvait à juste titre enflammer les esprits. Mais chacun des participants a eu l'intelligence de privilégier la réflexion sur la BD numérique. En définitive, si cela a permis à tout ce petit monde de se rencontrer et de nouer le dialogue, la BD numérique en sort renforcée. Si un jour cela conduit quelqu'un a nous accuser d'être tous en cheville, c'est que nous aurons tous franchi un sacré pas en avant. La BD numérique a besoin de lobbying.

Mercredi 28 octobre 2009

BD numérique : Bodoi est-il vendu à Aquafadas ?

Sur Facebook, l'ami Christopher Bihoreau (alia Random) relève un peu narquois que Bodoi entame une série de questionnaires sur le marché de la BD numérique avec les réponses d'Aquafadas. Aquafadas dont l'une des représentante (Allison Reber) est également collaboratrice de Bodoi. Bien que j'aie également relevé un intérêt un peu trop appuyé de Bodoi pour Ave! Comics, je ne pense pas que cela soit un si gros problème.

L'intérêt de tous les acteurs de ce marché balbutiant est avant tout que le marché se développe. Pour le moment le gâteau est tout juste assez gros pour servir de goûter à la récré. Ca ne va pas nourrir grand monde si chacun se tire dans les pattes pour le partager. Que Bodoi ait ou non des accointances envers l'un ou l'autre acteur, l'intérêt premier de tout le monde - et de Bodoi en premier - est qu'on parle de toute la BD numérique pour montrer qu'elle mérite qu'on s'y intéresse. Le public reste à conquérir, il y a besoin de tout le monde pour y parvenir.

En revanche, un organe un peu plus indépendant serait un plus pour valoriser les efforts de tous. C'est exactement l'objectif de l'association qui s'apprête à voir le jour dans la continuité du travail mené autour de Webcomics.fr et de l'annuaire des BD en ligne.

A titre personnel, je déplore simplement qu'on se concentre de plus en plus sur une "BD numérique" qui est conçue comme un dérivé de la BD originale. Entre la communication autour d'un tarif inférieur à celui d'un album et le choix affirmé qu'il s'agit d'un produit dérivé, on ne rend pas honneur à la BD. On cherche à gagner un nouveau lectorat en lui vendant une sous-BD... Pas très valorisant pour le lecteur non plus en définitive.

La francophonie est le seul territoire où la BD soit devenue avant tout un objet d'art et de collection, plutôt qu'un fascicule bon marché destiné à être vite lu et vite jeté. Cette "BD numérique" qui prétend compléter la BD papier sans entrer en concurrence est sans doute bien plus dangereuse pour elle car elle la déprécie. Des albums de collection deviennent de petites applications pas chères, qu'on ne craint pas de perdre lorsqu'on changera de téléphone. Je n'appelle pas ça un progrès.

Mieux vaudrait inventer de nouveaux modèles qui rendent enfin possible la production professionnelle d'oeuvres numériques à part entière. Loin de faire concurrence à la BD, cela lui ferait honneur. La BD est un medium né grâce au progrès de la reproductibilité du texte et de l'image... Il est naturel pour elle d'évoluer avec l'arrivée d'une technologie comme Internet. Internet est une opportunité de ressusciter une BD populaire, accessible à tous et partout. Voilà une concurrence qui ne ferait pas de tort à la BD papier, parce qu'elle la valoriserait dans sa matérialité, son prestige tout en démontrant que le medium sur lequel elle repose est vivant et capable de s'adapter à des technologies dont ses inventeurs n'auraient jamais imaginé qu'elles existeraient un jour.

Lundi 21 septembre 2009

La BD numérique vue par Geek magazine

COVER-03.jpgLorsque des médias spécialisés BD m'interrogent sur la bande dessinée numérique, je suis souvent assez atterré par le manque de pertinence des questions soulevées. On reste englué dans les idées préconçues sur le manque de confort de la lecture à l'écran ou encore l'eldorado de la "vraie" édition sur papier ma bonne dame. Lorsqu'un journaliste de ''Geek magazine'' s'y colle, c'est autre chose. Il faut croire qu'avant de s'y connaître en BD, il faut déjà s'y connaître en nouvelles technologies pour bien cerner les problématiques que pose la diffusion électronique de bandes dessinées.

Malheureusement, le papier consacré par Geek Magazine aux e-comics ce bimestre ne bénéficie que de deux pages. C'est heureusement assez pour que David Bianic dresse un portrait pertinent de la situation actuelle. Nous vivons une époque formidable, à la charnière entre l'amateurisme des dernières années, et le professionnalisme dans lequel sont entrés les anglosaxons et les asiatiques avant nous. David Bianic m'a sollicité pour apporter mon modeste éclairage. L'ensemble de ses questions et de mes réponses ne pouvaient être reproduites dans le magazine. Voici rien que pour vous l'interview intégrale de laquelle sont extraites les quelques citations de votre serviteur.

Lire la suite...

Jeudi 18 juin 2009

Manifeste du 18 juin : des webcomics à la pelle !

Ca bouge du côté des auteurs hébergés sur Webcomics.Fr (plus de 270 à ce jour). A l'initiative de Fred Boot, plusieurs auteurs se sont regroupés pour signer un manifeste appelant les lecteurs à découvrir la bande dessinée en ligne :

Manifeste du 18 Juin

Des Webcomics à la pelle !

« Nous, auteurs de bandes-dessinées numériques, cartoonistes du web et passionnés de webcomics, déclarons offrir à tous du rire, de l'évasion, du plaisir, des larmes, de l'action et du mystère. Nous invitons tout le monde, jeunes et moins jeunes de toute origine et de toute culture à nous lire sur Internet, à vivre des émotions et à les partager. Nous déclarons que le monde de la bande-dessinée s'est enrichi d'un nouveau format : la bande-dessinée numérique, ou “webcomics”, lisible par tous, partout et à tout moment.

En conséquence, nous déclarons faire de la bande-dessinée qui VOUS est destinée ! »

Plus d'informations sur http://18juin.webcomics.fr

Samedi 9 mai 2009

Le bonus-malus écologique n'est pas un cadeau pour nos poumons

Honda Jazz.Avec l'arrivée de Merlin et face aux longs trajets auxquels Julie est contrainte en tant qu'enseignante au bas de l'échelle, il nous a fallu nous résoudre à remplacer "Titine" (un Clio de 1993) par un véhicule plus sûr, plus spacieux et plus économe. A la recherche d'une sous-compacte, nous pensions profiter pleinement du bonus-malus écologique. Il a fallu nous rendre rapidement à l'évidence : cette mesure concerne de petits véhicules diesel. Or ces gabarits sont très rarement équipés d'un filtre à particules. Or, comme l'explique cet excellent article de NaturaVox :

un diesel émet des doses massives de PM10 et PM2,5 très nocives pour la santé.

Conséquence : depuis le début de l’année 2009, sur les 8 seuils d’information atteint en Ile-de-France, 7 sont dus aux PM10 et le seuil d’alerte a été atteint une fois, toujours à cause des PM10

En septembre prochain doivent entrer en vigueur de nouvelles normes qui obligeront dans une certaine mesure les constructeurs à réduire les émissions de particules de leurs véhicules. Mais ce n'est qu'en 2014 qu'une norme suffisamment sévère limitera les émissions des nano-particules les plus nocives. Le bonus-malus écologique et la prime à la casse (mise en place par le gouvernement sous prétexte de lutte anti-crise) arrivent donc au moment où les constructeurs doivent écouler leur stock de véhicules qui ne seront bientôt plus conformes. En particulier les constructeurs français, très attachés au diesel et qui ne proposent de filtres à particules que sur les modèles les plus sportifs (et donc les moins économes et les plus chers).

De notre côté, nous avons acheté japonais. C'est le volume de coffre (près de 400L dans le gabarit d'une Clio 3) de la Honda Jazz qui a emporté notre décision... Et tant pis si elle rate de peu les 700€ de prime écologique à cause de 9g de CO2 en trop. Elle au moins ne pourrira pas (autant) les poumons de notre bout-de-chou.

Mercredi 29 avril 2009

Changements de noms de domaines pour Abdel-INN et pour mon blog

En avril 2000 naissait l'annuaire des BD en ligne, deux ans plus tard il devenait Abdel-INN.com (annuaire de la BD en ligne et de l'image narrative numérique). Ses 9 ans sont l'occasion d'un retour aux sources avec un site consacré exclusivement à la BD en ligne : www.bd-en-ligne.fr ! Après une longue période de jachère, le site va donc reprendre vie.

Mon blog change également d'adresse pour devenir plus sobrement http://julien.falgas.fr

Dimanche 19 avril 2009

Je suis papa depuis le 3 avril

Voilà qui explique en partie le calme de ce blog ces derniers mois et pour ceux à venir :

merlin-web.jpg

Jeudi 12 mars 2009

100% derrière Que Choisir face à la loi Hadopi

Par manque de temps et par lassitude face à l’entêtement de nos dirigeants à ne rien comprendre à l’économie numérique, je ne me sentais pas le courage d’exprimer une fois encore mon opinion. Le communiqué de presse de l’association de défense des consommateurs Que Choisir traduit rigoureusement mon point de vue, aussi je me permets de le diffuser ici-même :

Communiqué du 10 mars 2009 Projet de loi Création et Internet

La ligne gouvernementale, c’est la ligne Maginot

En examinant aujourd’hui le projet de loi Création et internet, les députés devront déterminer si considérer les millions de « téléchargeurs » comme des voleurs à la tire, leur demander de prouver leur innocence, puis envisager de couper leur accès à internet, constitue pour notre société un modèle économique adapté à l’ère du numérique. L’UFC-Que Choisir n’acceptera pas un projet aussi répressif et stigmatisant pour les consommateurs alors même qu’il existe des moyens de financement des artistes bien plus innovants.

Le projet de loi propose un dispositif pouvant conduire à la suspension de la connexion d’un internaute simplement suspecté. Ce dernier serait alors fiché pour empêcher qu’il ne s’abonne chez un autre opérateur. Le principe de la présomption d’innocence est bafoué dans la mesure où, identifié par son adresse IP comme « téléchargeur » présumé, c’est à lui qu’il revient de faire la preuve de sa bonne foi.

La remise en cause de ce principe est d’autant plus inquiétante qu’il est largement admis que l’adresse IP est une donnée peu fiable pour identifier un internaute avec certitude. Par un constat d’huissiers et un rapport d’expert, l’UFC-Que Choisir a fait la preuve qu’il est à la portée de tous de pirater la connexion internet sans fil de n’importe qui, et ainsi d’usurper une adresse IP pour télécharger.

En outre, ce texte ne propose aucune adaptation du droit de la propriété intellectuelle sur les oeuvres de l’esprit à un nouvel environnement numérique et n’améliore en rien l’offre légale dont l’indigence persistante ne répond aucunement à la demande (fichiers vérolés par les DRM, mise à disposition partielle des catalogues, formules commerciales obsolètes, etc.).

Plus encore, afin de justifier cette intrusion dans les foyers, ce projet présuppose que les secteurs culturels sont en faillite. Or cela est faux car, pour la musique par exemple, la baisse indéniable des ventes de CD est compensée par la croissance significative des recettes provenant des concerts, des sonorisations publiques et des produits dérivés.

Si faillite il y a, elle se situe au niveau des ventes de CD chez des maisons de disques qui s’arcboutent sur ce support dépassé, et qui, incapables de s’adapter, ont obtenu auprès du gouvernement un énième projet de ligne Maginot. Estimant que ce type de répression ne freinera pas le téléchargement et n’empêchera pas les vieux modèles commerciaux de péricliter, le Parlement européen et plusieurs Etats membres ont ainsi d’ores et déjà rejeté la riposte graduée.

Pour l’UFC-Que Choisir, la priorité doit être à la réconciliation des artistes avec leur public. Dans cette perspective, l’association propose la licence globale, un système d’abonnement donnant un droit d’accès à la culture. Cette solution est plébiscitée par des organismes représentants des artistes comme la SPEDIDAM ou l’ADAMI et même….par le groupe Warner aux Etats-Unis.

L’UFC-Que Choisir demande donc aux députés de démonter ce dispositif dangereux et d’intégrer des mesures permettant l’émergence d’une offre légale de qualité ainsi que des systèmes de rémunération collectifs (licence globale ou licence collective étendue).

L’UFC-Que Choisir ne peut imaginer une rupture fondamentale entre les droits des industries culturelles et ceux des consommateurs comme l’actuel projet l’envisage. Si elle devait être entérinée, des recours propres à faire respecter les droits fondamentaux des consommateurs devraient être envisagés.

Dimanche 8 mars 2009

Scott Mc Cloud expose sa vision de la BD en ligne

La vidéo a été tournée en 2005, mais il semble que Mc Cloud fasse peu ou prou la même intervention aujourd’hui (ex: à la Foire du livre de Bruxelles hier). La Toile infinie reste encore et toujours son cheval de bataille :

Lundi 2 mars 2009

Dédicace de Grey D. Rochette

Merci beaucoup à Grey D. Rochette pour sa dédicace. Heureux que les conseils développés sur Webcomics.fr puisse l’aider à améliorer la publication de son tout jeune webcomic du tiroir.

Dédicace de Grey D. Rochette.

Mercredi 31 décembre 2008

iPhone macro peut-être pas, mais l'iPod touch macro arrive

Révélation ce matin du côté de Techcrunch : Apple devrait lancer un iPod touch de 7 à 9 pouces à l’automne 2009. Je ne croyais pas si bien dire en prédisant hier soir que les rumeurs autour d’un iPod nano cachaient l’arrivée d’un appareil de plus grande taille (et non de plus petite).

Manque tout de même la connexion 3G à cet appareil, sans laquelle l’Internet mobile est tributaire de la couverture Wifi.

Mardi 30 décembre 2008

le buzz autour de l'iPhone nano cache-t-il un iPhone macro ?

Ces derniers jours, mon lecteur RSS ne désemplit pas de nouveaux messages en provenance de la blogosphère iPhone. Tous relaient cette rumeur persistante : l’annonce imminente de sortie de l’iPhone nano. Comme s’il pouvait y avoir un quelconque intérêt à disposer d’un appareil tactile de cette taille !

Une tablette de taille A5 ou A4 dotée d’une ergonomie aussi efficace que celle de l’iPhone ne manquerait pas, en revanche, d’emporter l’adhésion des foules. Certes les “eReaders” ont une autonomie époustouflante grâce à la technologie de l’encre électronique. Mais ces terminaux pourront difficilement rivaliser avec une tablette couleurs dont le taux de rafraichissement permet (entre autres) de naviguer sur Internet ou de regarder des vidéos, en plus de lire des textes ou des BD (avec plus de 16 niveaux de gris). Exactement le genre d’objet autour duquel Techcrunch lançait le projet il y a quelques mois de cela.

Je peux me tromper, et je ne suis pas dans la confidence des gens du secteur. Mais j’ai du mal à croire un tel buzz autour de cet iPhone nano dont la taille irait à l’encontre du savant équilibre qui a permis de faire entrer l’accès à Internet dans un téléphone au prix d’une innovation ergonomique révolutionnaire. Ergonomie qui trouverait au contraire toute matière à s’exprimer dans un format moins contraint par la nécessité de téléphoner… Je fais donc le pari que cet iPhone nano cache en réalité un iPhone macro.

A lire : comment le web change le monde

Il y a de cela quelques mois, j’ai reçu le livre de Francis Pisani et Dominique Piotet Comment le web change le monde dans le cadre d’une opération de promotion auprès des blogueurs. Bien que l’ayant avidement dévoré, je n’ai pas vraiment été inspiré pour relayer ma lecture sur ce blog. Mieux vaut tard que jamais : la mise en ligne progressive du livre en PDF gratuit sur Internet me donne l’occasion de me rattraper.

Jetez-vous sur les premiers chapitres disponibles sur le site de l’alchimie des multitudes (c’est le sous-titre du livre). C’est un excellent outil pour se mettre à la page de ce qu’est Internet aujourd’hui et de ce qu’il pourrait-être demain. Les profanes y trouveront une mise à niveau claire et intelligible pour - enfin - voir Internet sous son vrai jour et pas sous celui que nous en donnent les médias traditionnels et les pouvoirs publics… Quant aux initiés, ils y trouveront une référence pour mettre leurs idées au clair et être - enfin - en mesure d’expliquer Internet aux profanes qui les entourent.

Pour ma part en tous cas, ce livre est devenu une référence indispensable à l’élaboration de mes interventions en master “contenus et projets Internet” aussi bien pour comprendre ces étudiants qui n’ont pas connu les newsgroups et les pages personnelles que pour leur apporter les clés pour aborder les évolutions qu’ils rencontreront demain dans l’exercice de leur métier.

Gilles Ratier confond comics et webcomics

Une erreur s’est glissée dans le sacro-saint rapport Ratier de l’année 2008 : le site Webcomics.fr ne s’adresse pas aux “aficionados des super héros”. Cet hébergeur de plus de 200 auteurs de BD en ligne à ce jour (plus de 6000 planches publiées à ce jour) mérite sans doute d’être cité dans ce rapport, mais au chapitre consacré à la bande dessinée numérique dont il est un des fers de lance en francophonie.

Le terme “webcomics” n’a pas grand chose à voir avec l’acception courante du mot “comics”. C’est même un contre-sens que de rapprocher les webcomics des BD de super héros, dans la mesure où historiquement les webcomics se sont justement développés comme une soupape économique et artistique face à la crise traversée par la BD mainstream américaine.

Vendredi 26 septembre 2008

A propos de Webcomics.fr et du Festiblog, il y a un an

Le blog de la blugture publie une interview de moi, tournée durant le Festiblog 2007 :

Jeudi 25 septembre 2008

Les livres de la collection Webcomics.fr seront au Festiblog

Les livres de la collection Webcomics.fr chez TheBookEdition.Je viens de recevoir les livres auto-édités par les membres de Webcomics.fr grâce à notre partenariat avec TheBookEdition. Je dois dire que le résultat est vraiment sympa aussi bien pour les bouquins en couleur que ceux en noir et blanc (les trames qui permettent de rendre les grisés sont très clean). Si vous voulez vous faire votre idée de visu, j’aurai les bouquins dans mon sac durant le Festiblog, n’hésitez pas à m’interpeller !

Et pour ceux qui voudraient se faire un petit cadeau, la collection Webcomics.fr n’attend que vous !

Mardi 23 septembre 2008

J'ai réussi le concours d'ingénieur d'études concepteur/rédacteur de site web

Après trois ans de bons et loyaux services comme contractuel sur le poste de webmestre de l’université Paul Verlaine - Metz, je suis admis dans le corps des ingénieurs d’études. Au 1er décembre je serai donc titulaire du poste de concepteur/rédacteur de site web à l’UPV-M. De quoi poursuivre les multiples projets engagés, avec un horizon dégagé des soucis liés à la précarité de mon statut précédent.

Résultats de Julien Falgas au concours d'IGE concepteur/rédacteur de site web.

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