Julien Falgas

Formé aux arts plastiques et aux contenus web, je suis un observateur et un acteur assidu de l'évolution de la bande dessinée numérique. Webmestre pour l'Université de Lorraine, j'assure des enseignements devant des étudiants en Sciences de l'information et de la communication. Depuis 2011, je prépare une thèse consacrée aux usages des dispositifs de publication numérique par les auteurs et les publics de bande dessinée.

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2005 janv. 17

Raison #3: ne plus subir la publicité ?

C'est le grief le plus courant contre la télévision, pourtant s'en débarasser ne vous protège pas de la publicité... Loin de là.

Malheureusement, il y a quelques limites aux bénéfices de l'abandon de la télévision. La publicité en est une. Il est certain que ne plus accéder aux "services" du PAF (paysage audiovisuel français) c'est aussi faire l'économie du métier des gens de la télévision: "vendre à Coca Cola du temps de cerveau disponible" comme l'avouait si honnêtement Patrick Lelay de TF1. C'est d'ailleurs une des motivations du succès du DVR Outre Atlantique.

Mais la publicité est partout et refuser la télévision ne permet pas - à moins de s'évader sur une île déserte - d'échapper aux autres médias : radio; presse, cinéma, affichages, web... Il est même apparu judicieux de concentrer sa stratégie publicitaire sur des médias moins onéreux et mieux ciblés. Sur Internet en particulier, la pub reste une sacré plaie aux yeux de beaucoup. Certaines formes les plus agressives tendent heureusement à disparaître grâce à l'évolution des outils de consultation (Firefox bloque les pop up depuis sa création). Mais les bannières constituent le gros de la polution visuelle en ligne.

Une polution qui, finalement, est souvent bien plus inventive à la télévision. Depuis que le petit écran a quitté mon quotidien, les rares fois où je le regrette c'est lorsque quelqu'un mentionne la dernière pub du moment. Heureusement, on peut bien souvent retrouver ces perles sur Internet... Où la publicité reste par ailleurs d'une banalité affligeante à quelques rares exceptions près.

Mais tant que Coca Cola ne mesurera pas tout l'impact du média Internet et ne sera pas près à payer aussi cher ces "cerveaux disponibles" là, on continuera d'éviter du regard les disgracieux placards bariolés en haut des pages web payés quelques clopinettes (50 euros les 1000 affichages contre 90 000 euros pour un spot de 30 secondes sur une chaîne hertzienne).

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