Julien Falgas

Formé aux arts plastiques et aux contenus web, je suis un observateur et un acteur assidu de l'évolution de la bande dessinée numérique. Webmestre pour l'Université de Lorraine, j'assure des enseignements devant des étudiants en Sciences de l'information et de la communication. Depuis 2011, je prépare une thèse consacrée aux usages des dispositifs de publication numérique par les auteurs et les publics de bande dessinée.

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2005 mai 20

Pourquoi la BD se vend-elle si bien ?

La bande dessinée conserve le format du livre (objet sacré dans nos mentalités occidentales) là où musique et audiovisuel traversent les décennies en changeant de support de reproduction. L'album a quasiment héradiqué la concurrence de la presse et aucune version numérique des oeuvres (pourtant de plus en plus produites sur ordinateur) n'est vendue.

Le renouveau commercial de la BD viendrait-il de la non convergence des supports ? "un seul pour les gouverner tous et dans les ténèbres les lier"...

En porte-à-faux de tout ce qui fait aujourd'hui l'industrie culturelle, la BD traverse son heure de gloire... Mais pour combien de temps ?

Je l'aborde sur le forum BDamateur, j'y viens suite à un article sur la politique de Dargaud face à la menace du piratage.

...

L'objet "BD" a conservé pour le lecteur (soit le consommateur) les vertus sacrées du livre. Alors que d'autres secteurs de l'industrie culturelle sortent de ce schéma, la bande dessinée y fait son nid. L'explication est simple. Walter Benjamin parlait de désacralisation de l'oeuvre face à sa reproductibilité. Aujourd'hui on désacralise l'objet lorsque l'oeuvre (re)produite l'est sous une forme numérique. La musique ou le cinéma en sont là parce qu'ils sont reproduits sur CD et sur DVD.

Mais la bande dessinée, elle, reste un livre. Parallèlement la littérature (livresque par tradition également) perd un peu de sa superbe à mesure que le public prend conscience que l'écriture est d'abord un acte numérique : le manuscrit à la main est devenu une exception, les éditeurs refusent même de les lire (d'après un article d'Epok sur les rudes sentiers qui mènent un auteur à l'édition).

Rien d'étonnant, donc, à ce que l'industrie du livre vive une embellie ces dernières années avec en tête des meilleures ventes... Des albums de bande dessinée.

Le public a perdu la foi en la sacralité du CD depuis qu'il connaît le mp3. Le public retourne au cinéma parce que le DVD n'a rien de sacré tant il est numérique, on l'achète pour la collection (et encore, la profusion d'"éditions collector limitées" qui finisses en solderie ou en occase va-t-elle bien finir par attirer une prise de conscience que le DVD n'a aucune valeur spéculative), pour les bonus (qu'on ne regarde pas) et pour le statut social (ça c'est important).

De l'industrie culturelle il ne reste plus que la bande dessinée a être blanche comme neige. Le livre s'en sort encore bien, avec l'échec du livre électronique, qui lui a accordé un répis. Mais c'est bien la BD qui est encore intouchable. Comme le DVD elle est objet de collection, mais contrairement à lui elle peut avoir une valeur spéculative (voir le marché des éditions originales). De plus elle est le seul moyen d'accès à l'oeuvre (alors que le cinéma se voit en salle ou en divx et la musique s'écoute en concert ou en mp3), son marché n'est pas dilué sur plusieurs supports antagonistes.

A quand la prise de conscience que nos auteurs de BD produisent de plus en plus des fichiers informatiques ? Et que finalement être proche de l'oeuvre c'est peut-être bien souvent en voir une copie numérique. L'inertie est forte parce que tout est rpoduit pour le papier et le format album. Mais les success-stories en ligne commencent à pointer leur bout du nez (je pense à Frantico)... Et un auteur va bien finir par refuser de passer au papier pour pratiquer son Art là où il est né.

Tout ça finalement, c'est une question de génération.

Commentaires

1
Je ne crois pas trop que le livre soit si «sacré» dans nos mentalités, ni que ce soit une question de génération. A mon avis il y a des raisons fort pratiques qui font que tel ou tel média se numérise, ou au contraire reste sous des formes plus traditionnelles. La musique s'est «numérisée» en fait dès l'invention du phonogramme, qui a permis de s'afranchir d'un orchestre (coûteux pour un orchestre classique, pas toujours disponible pour un orchestre populaire, intransportable pour un orgue d'église). Ceci a permis, bien avant l'arrivée du MP3 et des clés USB, de nouveaux types de musique: le «tube» commercial, optimisé pour la vente, ou la «musique électronique» qui permet des effets impossibles à obtenir avec un orchestre (timbres, échantillons, échos, chanteur en choeur avec lui-même). Cela a aussi permis un nouveau type d'écoute, individuelle, voire méditative, dans des lieux où aucun orchestre ne pourrait jouer. Sans pour autant éliminer les orchestres, les bals, etc. qui se portent toujours très bien. Le film, lui, reste tributaire d'un appareillage encombrant (projecteur, ordinateur): on ne peut pas faire autrement, pour voir un film, que d'aller dans une salle, ou de s'asseoir devant un écran qui fait mal aux yeux. Dans ces conditions le DVD n'a pas changé grand-chose depuis les Frères Lumière, en fait. Seulement on peut voir un film chez soi, quand on veut, ou la scène que l'on veut. Et le DVD n'a pas réellement éliminé le cinéma en salle, qui permet une bien meilleure immersion sonore que un casque en appartement. Et, comme le DVD reste cher, cinéma et locations de vidéo ont encore de beaux jours devant eux. La bande dessinée reste un média particulier, irremplaçable, car il permet à des artistes un grande variété d'espression avec un coût modique (à comparer avec les énormes moyens qu'exige le cinéma). Les lecteurs apprécient aussi énormément la gaité colorée ou l'impact imagé de la bande dessinée, qui parlent à l'esprit bien plus rapidement et globalement que les longues descriptions du roman. D'où le succès de la bande dessinée en général, qu'elle soit numérique ou papier. Mais il reste encore très avantageux de lire un livre papier, non numérique, par rapport au même contenu sur un écran. Le livre, qu'il soit texte ou bande dessinée, se lit à la lumière du jour, à l'endroit où l'on veut, sur la plage, au lit, dans le train... il ne nécessite pas d'appareillage coûteux ni de manipulations. L'ordinateur tel que nous le connaissons aujourd'hui est donc encore loin de détroner le livre ou l'album de bande dessinée, tout au plus l'écornera t-il par-ci par-là. Pour que le numérique puisse vraiment détrôner le papier, il faudra des livres électroniques (e-books) très compacts, aussi faciles à transporter ou à utiliser que des livres ordinaires, avec un écran haute résolution lisible à la lumière du jour, et enfin avec un réel choix d'oeuvres classiques ou d'actualité, pas seulement des «auteurs d'avant garde» (comprendre: des auteurs inconnus ou refusés par l'édition classique). Ce qui a été fait pour le son est encore loin d'être réalisé pour le papier (d'où l'échec des précédentes tentatives d'e-books). Par contre quand on aura de véritables livres électroniques, on ne sera plus limité à un format (par exemple l'album de bande dessinée), on pourra faire du multimédia, avec des textes, des images, des sons, des animations, du 3D, de l'interactif, du ludique, du jeu, du jeu appropriable, etc. On en arrivera forcément là un jour. En effet l'impression d'un livre papier passe, dès aujourd'hui, par des étapes numériques: traitement de texte, scan et flashage des dessins (étape permettant de produire les différentes plaques offset à partir d'un dessin papier). Sans compter que pour les dessins, de puissants logiciels graphiques permettent aujourd'hui d'obtenir des résultats supérieurs à la peinture traditionnelle, avec moins de travail. Ainsi ma bande dessinée du monde des éolis, coincée dans un tiroir depuis vingt ans au stade de l'encrage, pour cause de pas d'éditeur, peut-elle être aujourd'hui scannée, et j'ai entrepris de la mettre en ligne. Je peut même sérieusement envisager de la coloriser, sans avoir besoin qu'un éditeur me fournisse un bleu (ce qui m'avait arrêté il y a vingt ans). Enfin Internet me permettra de rendre l'oeuvre visible, même si elle ne fait pas rentrer de sous. Ainsi, pour toutes ces raisons, les artistes amateurs produisent effectivement de moins en moins de papier et de plus en plus de numérique...

Richard Trigaux Le vendredi 20 mai 2005 à 12:53

2
Pour te répondre sur l'aspect sacré du livre et sur l'aspect générationnel 1- pour la bande dessinée, le support papier est la seule forme que connaisse le public. Tandis que pour la musique ou le cinéma, on a plusieurs possibilités. La scène/la salle, la radio/la tv, le cd/le dvd, le mp3/le divx. Cette dilution sur plusieurs médias ne peut que diluer la consommation. On observe que les gens vont autant, voire plus aux concerts ou dans les salles de ciné : face a la multiplicité des supports ils se recentrent sur l'original. A contrario, la bande dessinée - centralisée - est plus facile à cerner, et donc plus facile à consommer : son support original n'a pas changé. Même sans être "sacré", le livre en restant support unique, conserve une importance que les autres supports perdent progressivement. 2- les auteurs de bd actuels ont grandi avec pour seul modèle celui de la BD papier. Mais ceux d'aujourd'hui, comme tu le signales, produisent en premier lieu sur écran et même pour l'écran (pour diffuser en ligne). C'est là qu'intervient l'idée de génération : cette nouvelle génération d'auteurs peut se fondre dans le modèle de ses ainés en quittant l'écran pour le papier lorsque cela lui est possible, parce que c'est là qu'est l'argent... Ou produire son propre modèle, en créant un marché numérique. Les deux coexisteront sans doute. Toute la question est de savoir comment.

JiF Le vendredi 20 mai 2005 à 13:09

3
Juste une petite remarque: la bande dessinée en ligne existe (au moins aux Etats Unis) mais ce qui est en ligne n'est pas la même chose que ce qui est sur papier (et même sur papier ce qui est en supermarché n'est pas la même chose que ce qui est en librairie spécialisée). Le livre papier reste donc indispensable, puisque son contenu reste introuvable ailleurs. Et, même quand il y a quelque chose de bien en ligne, vu qu'il n'y a pas encore vraiment de modèle économique convenable pour vendre en ligne, cela se retrouve donc sur papier. (Voir ici ( http://www.onlinecomics.net/pages/list_search.php?terms=donnelly ) et ici ( http://www.thewebcomiclist.com/compare.php?ids=2244-&a=0 ) une bande dessiné apparue sur le net il y a trois mois, d'une auteure complètement inconnue, avec un graphisme époustouflant, et qui en un rien de temps s'est retrouvée aux première places en train de négocier un contrat avec un éditeur... papier) L'existence d'une culture multimédia numérique repose donc encore largement sur un choix des éditeurs (incluant une rémunération des droits d'auteur numériques), mais aussi sur l'existence d'artistes réellement multimédia, et réellement de bonne qualité, produisant des oeuvres qui ne soient pas qu'une transposition sur support numérique du modèle traditionnel de la bande dessinée(suite linéaire d'images fixes). Un nombre suffisant de tels auteurs produira forcément un changement d'attitude des éditeurs.

Richard Trigaux Le vendredi 20 mai 2005 à 14:11

4
Je poursuis à la lumière des premières réactions à mon mot d'humeur d'aujourd'hui, parce que ce mot d'humeur oublie certaines données importantes. La question que je me pose n'est pas de savoir pourquoi la BD numérique n'existe pas encore, mais pourquoi la BD papier est en aussi bonne santé alors qu'elle ne prend pas du tout en compte les nouvelles technologies dans sa diffusion (contrairement au cinéma ou à la musique qui subissent ces changements come une crise). {{Le marché de la bande dessinée est florissant depuis quelques années pour plusieurs raisons :}} - la bande dessinée d'auteur a explosé dans les années 1990 et a été de mieux en mieux reconnue culturellement et artistiquement. - une nouvelle génération de journalistes, de critiques, de responsables de télévision - tous nourris de bande dessinée - est arrivée "au pouvoir". Le public issu de cette génération a atteint l'âge du plein pouvoir d'achat. Tout ce petit monde a encouragé ce dont il a pu se sentir privé dans son enfance. {{A cela j'ajoute cette mon hypothèse : c'est parce qu'elle n'a pas changé alors que tout autour est bouleversé, que la BD est en aussi bonne santé.}} Les autres produits de l'industrie culturelle sont en crise parce qu'ils se sont dilués sur divers supports que le public ne reconnaît plus comme des objets pérennes. - Quand vous êtes passé par le disque vinyl, la cassette audio, le cd, le dvd musical et le mp3... Comment croire encore qu'acheter un objet musical sera un acte définitif ? - Quand vous avez vu la télévision, le magnétoscope, le lecteur DVD et le lecteur divx, comment croire encore que vous pouvez collectionner des films ? Alors vous retournez aux concerts, dans les salles. parce que ce sont les seules choses qui ne changent pas, et ce sont celles où les oeuvres sont le plus fidèles aux artistes. Le budget que vous consacriez à des reproductions s'allège... ... Et pendant ce temps on parle de BD partout. Les années 90 ont fait de la BD un art à part entière, l'album est devenu un produit culturel et plus un vague livre pour enfant. On vous en offre quelques unes, vous en essayez quelques autres sur les conseils des journalistes de vos quotidiens/hebdos/magazines favoris. Et vous collectionnez des albums comme vous collectionnez des DVD, avec la certitudes qu'eux ne seront pas détrônés, que vous pourrez toujours les lire, ad vitam eternam. {{Pour parler cruement et me montrer pomémique : la BD n'est plus un art underground, mais un produit culturel bourgeois. Mais je ne lui en veux pas, c'est juste un constat... Ou plutôt une impression toute personnelle.}}

JiF Le vendredi 20 mai 2005 à 17:40

5
OK pour ton analyse... Mais pas tout à fait avec le terme "bourgeois". Disons plutôt, pour la bande dessinée des années 50, qu'elle était populaire. Rappelons nous cette époque: Tintin, Bibi Fricotin, les Pieds nickelés, Sylvain et Sylvette, Bicot... mettaient plus volontiers en scène des gens du peuple (Même si Tintin illustre plus volontiers des valeurs morales chrétiennes que certains qualifient de "bourgeoises"). Des gens pauvres, qui vivent dans des banlieues deshéritées (Bicot) ou en marge de la loi (Les Pieds Nickelés). Ce n'est qu'avec les mouvements contestataires des années 1960 qu'est apparu le concept de "underground" (souterrain) qui tentait à faire passer un message sur la libération sexuelle, les valeurs hippies, le refus de la guerre, l'extrême gauche ou les anarchistes, radicalement opposé à toutes les valeurs "bourgeoises". Comme tout cela était bien entendu refusé par les éditeurs, cette culture s'est répandue par les "fanzines" revues d'amateurs souvent éphémères, mais dont certaines sont devenues de véritables institutions. Pendant ce temps le grand public français découvrait Astérix, Spirou, Gaston Lagaffe, les schtroumpfs... nettement plus "propres" que les personnages genre Crumb, mais toujours proches du peuple, avec souvent une touche d'idéalisme, comme les adorables schtroumpfs, ou Spirou qui frôle l'anti-nucléaire dans "l'Ankou". Pas très bourgeois, à moins de considérer comme "bourgeois" tout ce qui ne contient pas de sexe, de violence ou d'ordures. Aujourd'hui le mouvement underground idéaliste est mort, tué par le mouvement punk et ses dérivés, même si ce dernier continue à faire des fanzines et à se dire "underground" et "anti-bourgeois"... Côté bande dessinée populaire, les grands auteurs, Franquin, Gosciny, Peyo... sont morts aussi, sans laisser de véritable héritiers. Et leurs suites actuelles ne font que les imiter de manière stéréotypée (Ou pire, par exemple avec Titeuf et son insupportable machisme, voir "Nadia se marie", il est bien oublié le féminisme des années 1960). Alors oui, les punks qui se disent anti-bourgeois mais qui ont les mêmes valeurs cyniques, ou les imitateurs qui se cantonnent peureusement dans leurs stéréotypes (ou dans le créneau commercial), peuvent effectivement se poser la question de savoir si ils ne sont pas en train de s'embourgeoiser. Et si ils ne se la posent pas, c'est qu'il est trop tard, ils sont déjà bien embourgeoisés. Dans ces conditions le succès de la bande dessinée est étonnant: IL N'Y A RIEN DE VRAIMENT NOUVEAU DEPUIS VINGT ANS (si il y en a, mais les grands de la bande dessinée, Macedo, Moebius, et leurs émules comme Bati, sont refusés par la distribution). Si ce succès ne s'explique plus aujourd'hui par l'originalité ou par une contre-culture idéaliste, il faut y chercher une explication qui tient davantage à la nature de ce média: son fort impact visuel et sa facilité d'accès.

Richard trigaux Le dimanche 22 mai 2005 à 09:40

6
Tu dis qu'il n'y a rien de nouveau depuis vingt ans. Qu'en est-il à tes yeux de ce que Hugues Dayez appelle {La Nouvelle Bande Dessinée} : ce courant de BD d'auteur né dans les années 1990 avec, en particulier, L'Association ? C'est cette bande dessinée qui a trouvé la faveur des médias culturels et qui semble avoir réinjecté un sang neuf dans l'ensemble du secteur. Cela ne te paraît-il pas nouveau ?

JiF Le dimanche 22 mai 2005 à 10:53

7
Désolé, je ne connais pas ce dont tu parles. Si tu as des noms précis, des URLs, j'irai jeter un oeil. A mon avis dans ce qu'on trouve dans les magasins, il n'y a pas vraiment du nouveau. Je ne veut pas dire que ce n'est pas bien, mais que c'est bâti sur le modèle de choses qui ont été créées il y a vingt ans ou plus. Regarde les bandes dessinées "pour enfants" Titeuf, little kevin, Cedric, etc sont toutes bâties sur le modèle de Boule et Bill. De nombreux "nouveaux" personnages, les CRS, les pompiers, nabuchodinosaure, etc, sont sur le modèle de Gaston Lagaffe. Les Petits Hommes sombrent dans la déprime du héros. Asterix n'est plus que l'ombre de lui-même depuis la mort de Gosciny, Gaston Lagaffe ne gaffe plus depuis la mort de Franquin. Même les récents albums des schtroumpfs sont tout bâtis sur le seul canevas du "Schtroumpfissime". Tintin et quelques autres ont préféré disparaître avec leur auteur, de peur de suivre la voie de Walt Disney (un auteur génial et novateur en son temps, devenu une machine à transmettre les valeurs philosophiques des USA, voire de la CIA ( http://www.cufon.org/cufon/robert.htm )) Il y a quelques séries qui continuent, mais sans innovations majeures, comme le Scrameustache ou Spirou. Si tu penses qu'il y a vraiment du nouveau, ce serait intéressant d'en parler sur Abdel Inn. Même si la bande dessinée 100% papier n'est pas le sujet principal, elle en fait quand même partie, je pense. Du nouveau, si, il y en a. Mais pas dans les bacs des magasins, il faut aller dans des librairies spécialisées ou commander à Amazon. Je crois que le mieux est que je les poste comme histoires sur Abdel Inn, mais ce n'est pas multimédia, uniquement papier. En multimédia, on commence à trouver des trucs intéressants, mais en anglais, aux zunited states. Si on peut indiquer des histoires en anglais sur Abdel-Inn...

Richard Trigaux Le lundi 23 mai 2005 à 09:59

8
Je pense aux auteurs comme - Lewis Trondheim ( http://www.lewistrondheim.com/ ) - Joann Sfar ( http://www.pastis.org/joann/ ) - Marjane Satrapi - C. Blain ... Et d'autres qui n'étaient pas à L'Association mais ont profité du courant de liberté ouvert par les premiers pour montrer des choses différentes de ce à quoi on était habitué. Je ne me lancerai pas dans une volée d'article sur le sujet, ce serait trop complexe et pas vraiment le propos de ce site. Les entretien compilés par Hugues Dayez dans son livre ({La Nouvelle Bande Dessinée}) représentent assez bien le tournant au début des années 2002, au moment où toutes ces choses nées des années 1990 avaient été acceptées et reconnues tant du public, que des médias et des éditeurs dans leur ensemble. Depuis je ressens une certaine lassitude, un manque de "nouveauté", mais la bonne santé du marché et les nouvelles libertés gagnées par les auteurs dont je parle, tout cela a donné aux petits nouveaux des possibilités plus larges. On peut tout à fait réferencer des histoires en anglais sur Abdel-INN. Par contre il faut que ce soit lisible en ligne gratuitement (et que ce soit là légalement). Si ce n'est pas gratuit (au moins le début), si c'est un cd-rom ou un livre, on peut en parler sur TalieZine.

JiF Le lundi 23 mai 2005 à 10:16

9
Bon, j'envoie tout dans cette réponse, et je référencerai plus tard, ou je ferai un article de présentation, selon le cas qui va bien: En anglais (Australie) gratuit en ligne, ambiance Seigneur des anneaux, un beau dessin style manga, mais bien: Inverloch ( http://www.seraph-inn.com/ ) Dans le même genre, gratuit en ligne, toujours en anglais, de très belles images: The saga of Earthsong ( http://www.earthsongsaga.com/index.html ) (le site semble en panne pour le moment) Encore dans le même genre, gratuit en ligne, probablement bientôt payant sur papier, toujours en anglais, de très beaux dessins, une intrigue qui démarre vite: Return to Donnelly ( http://www.angelfire.com/comics/talismencomps/ ) D'autres pages sur Drunkduck ( http://www.drunkduck.com/Return_to_Donnelly/ ) En Français, mi-Seigneur des Anneaux, mi-science fiction:, payant sur papier, de beaux dessins, un contenu philosophique-spirituel intéressant, absent des rayons malgré le scénario signé Moebius: Altor Le site de l'auteur ( http://neverland.net/bati/ ) Les albums sur Amazon.fr ( http://www.amazon.fr/exec/obidos/ASIN/2205029622/pourlebonhede-21 ) En français, payant sur papier, de beaux dessins et une histoire rafraîchissante: Sylfeline Le site de l'auteur ( http://bellaminettes.com/ ) Les albums sur Amazon ( http://www.amazon.fr/exec/obidos/ASIN/2205042084/pourlebonhede-21 ) Plus science fiction réaliste, En Français, payant sur papier, avec des personnages chaleureux et réalistes: Aldebaran Betelgeuse par Leo Le site officiel ( http://aldebaran.dargaud.com/ ) Les albums sur Amazon ( http://www.amazon.fr/exec/obidos/ASIN/2205049674/pourlebonhede-21 ) (Ceux-là on les trouve aussi en rayon, à côté de choses genre XIII, vous n'auriez pas eu l'idée de chercher là, hein) Voilà, que de belles choses, et assez originales. Mais seulement une visible en super-marché...

Richard Trigaux Le lundi 23 mai 2005 à 13:37

10
Un communiqué d'éditeurs de BD indépendants réputés se vante du boycott de la fête de la BD. Je trouve cela triste et dommage de rejouer de cette manière la querelle des avant-gardes N'est-ce pas par jalousie de ne pas avoir les moyens d'organiser (...

Le vendredi 27 mai 2005 à 22:29

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