Mais ceux qui nous gouvernent sont sans doute plus intelligents que les chefs d'entreprise et que les jeunes qu'ils devraient employer. Après tout:

  • après quelques mois les Français ont voté massivement pour l'autre bord aux élections régionales
  • puis un referendum gagné d'avance pour une Constitution Européenne pas si mauvaise que ça (seules l'extrême gauche et l'extrême droite étaient contre) s'est transformé en fiasco complet
  • quelques temps après, nos jeunes de banlieues se sont révoltés contre les mots employés pour les qualifier
  • aujourd'hui les jeunes instruits, éduqués, formés et pas plus bêtes que leurs ainés refusent de continuer à étudier

Le CPE pourquoi pas, un sigle n'a jamais tué personne... Mais la période d'essai de 2 ans et l'absence de justification au licenciement, pas question.

Et n'oublions pas tout ce qui est passé et passera sous notre nez pendant qu'on se démène pour le retrait du CPE:

  • la loi Davdsi, fruit du lobying des industries du disque incapables de s'adapter à la nouvelle donne numérique
  • l'apprentissage dès 14 ans et le travail de nuit dès 15 ans, qui écarteront le plus tôt possible les mauvaises pousses du système scolaire. C'est plus simple que de chercher à ce que ce dernier s'adapte pour être plus juste envers les compétences manuelles, pratiques ou créatives, toutes minimisées face aux compétences purement intellectuelles
  • le dépistage précoce des troubles du comportement, qui culpabilisera les parents d'enfants turbulents au lieu de se pencher sur les problèmes profonds qui poussent des jeunes et des moins jeunes vers la déliquance ou l'incapacité de s'intégrer dans une société de plus en plus hostile