L'avis de Bruno Bellamy sur les BD en PDF
Par JiF le Vendredi 9 juin 2006, 17:26 - bd en ligne - Lien permanent
Un article de PCinpact d'août 2005 était passé entre les mailles du filet, sa lecture reste intéressante pour ceux qui s'interrogent sur l'impact que pourrait avoir Internet sur le marché de la Bande Dessinée, et notamment sur sa diffusion.
Bruno Bellamy, illustrateur également passionné de logiciels libres, exprime son point de vue et tente de démêler le vrai du faux dans le discours des pro- et des anti- peer to peer. Il rappelle au passage que les échanges P2P ne se résument pas au MP3, et qu'il serait important d'avoir une réflexion qui dépasse le seul marché musical. Car la question, pour toute oeuvre diffusée par les moyens numériques, est toujours de savoir comment ses auteurs et ceux qui contribuent à sa diffusion peuvent être justement rétribués pour leur travail, face à un public qui semble considérer la gratuité comme acquise.


Commentaires
Ah, enfin quelqu'un qui dit ce qu'il y a à dire sur la protection des intérêts des grands éditeurs, au nom de la "protection du droit d'auteur" .
L'entropie de la loi... de plus en plus de lois ad-hoc qui rendent impossible l'application de l'esprit de LA loi...
Que ce soient les grands majors (de la musique, et dans quelques années de la bédé en ligne) ou les "partisans de la gratuité de tout ce qui est sur le net", tous ignorent un point essentiel: un auteur, pour créer, a besoin de temps. Un auteur de musique, de bébé ou de logiciel libre aussi bien d'ailleurs. Et du temps, on en a quand on a pas besoin de travailler pour payer sa nourriture ou son logement, ou pour payer les études de nos gosses. Alors deux solutions:
1) on abandonne l'argent et le capitalisme, mais pour ça il faut devenir intelligent et altruiste (devenr likpa), accepter de donner son temps gratuitement pour les autres.
2) on n'est pas intelligent ni altruiste, et on ne veut pas le devenir (on veut rester phallo). Dans ce cas il faut payer ceux qui travaillent pour nous, travailler pour les autres, et surtout la fermer et cesser de jouer aux révolutionnaires de salon. Faux hippies, marchands de goulags et autres fils de riches s'abstenir.
D'une manière générale, les mesures "sociales" proposées par certains, comme d'autoriser tout le téléchargement gratuit, en échange d'une taxe pour payer les majors, ces mesures sont complètement ineptes, par des gens qui ne connaissent absolument pas les dossiers, par des révolutionnaires de salon qui n'ont pas besoin de se lever à six heures du mat' tous les jours pour aller au boulot. Une telle mesure éliminerait presque tous les auteurs (mis à part quelques uns recrutés bien entendu parmi les moins dangereux pour le système, autrefois Tintin, aujourd'hui Titeuf). A quand l'encadrement militaire des auteurs, si vous voyez à quel bas niveau de politique je fais allusion.
A titre indicatif, il me faut une bonne journée de travail pour faire une page des likpas (équivalent à une demi-page d'album). On retombe sur des exigences de temps similaires à celles de Tintin (Hergé, au sommet de sa productivité, sortait un album de 64 pages par an, sans ordinateur). La différence c'est que Hergé gagnait suffisamment d'argent avec ses albums, alors que moi je serai obligé d'accepter la première embauche venue et de laisser tomber ma production. Le futur de la bédé en ligne tient en ces quelques phrases.
La seule solution pour l'existence d'une bédé en ligne (à par faire la révolution, la vraie, celle de s'aimer les uns les autres) est de soutenir les auteurs, soit en faisant des donnations quand ils le demandent, soit en acceptant de payer quand ils le demandent. Sinon on restera toujours avec des séries de fils de riches, qui remettent tout en cause (amoralité, cynisme) sauf le système et l'argent, ou bien des séries de 5 pages crayonnées-scannées sans corrections et sans contenu.
Lik
Ah j'oubliais: les likpas adoooorent les bellaminettes!
Bruno Bellamy est aussi l'auteur de la rafraîchissante série "Sylfeline" (Tout publics, sauf allergies à la poésie), trois albums de qualité technique impeccable, et très jolis. Mais, même ainsi, on ne le trouve pas dans les rayons des supermarchés. Surtout pas. Il ne risque pas de se faire reverser une part de la taxe sur le téléchargement, lui, c'est trop beau ce qu'il fait, rien que ça c'est gargl couic pour le système.
Le site likpateux de Bruno bellamy:
bellaminettes.com/
Tout gratuit? Je suis pour à 100%. Mais à condition que ce soit dans les deux sens: si on veut tout gratuit des autres, il faut aussi offrir tout gratuit, notre travail, notre temps, etc et au moins 35 heures par semaine (35 heures par jour si on a des enfants ou des vieux), pas juste une heure tous les quinze jours pour militer. Sinon, prendre gratuitement le travail des autres, cela s'appelle de l'esclavage. On sait que l'esclavage, outre d'être une horreur innomable de tarés, a été un obstacle majeur à l'industrialisation et au progrès technique. Même le grand capital l'a compris, en soutenant son abolition. Dans le monde de l'art en ligne, il pourrait en être de même: ne pas soutenir les auteurs intéressants nous condamne à n'avoir que de la qualité médiocre, car il faut beaucoup de travail pour faire quelque chose de bien.
Si des gens veulent faire du gratuit sérieusement, pas juste resquiller, je les invite à lire ma page sur l'économie: www.shedrupling.org/reche...
Bruno Bellamy (Sylfeline, Bellaminettes et bien d'autres) et son accolyte Marc Bati (Altor) sont de très bons dessinateurs et scénaristes, qui nous mènent dans des univers de poésie et de magie, à l'opposé du cynisme et de l'antimoralisme gore d'un grand nombre de bédés "branchées". A mon avis ils sont probablement les auteurs les plus talentueux et les plus intéressants en France actuellement. Pourtant on ne les voit pas dans les bacs des supermarchés, ce qui prouve par a+b que la sélection des artistes par les majors est avant tout idéologique: il ne faut pas déranger le système avec des rêves, des fois que les gens remarquent que la réalité est bien moins reluisante. Soutenez-les tant qu'ils existent, en ACHETANT leurs albums, voir ma page de liens www.shedrupling.org/resou...
Je vais me faire l'avocat du diable, au risque de m'attirer certaines foudres...
A mon avis, une loi ne changera pas la donne concernant les droits de copies. Il y a toujours eu des gens pour copier des oeuvres. On a enregistré sur des K7, puis sur des CD, puis sur des lecteurs MP3. On a photocopié les pages d'exercice pour la classe, scanné des photos, voire des BD entières, avant que le web n'existe. A présent, internet permet de faire de la production - et de la distribution - en masse de copies, légales ou non.
C'est ainsi et on n'y peut rien.
En créant des lois, des amendes, des systèmes anti-copie, en confisquant des disques durs, on pourra éviter des excès, éviter les marchés parallèles... mais vous ne pouvez pas modifier les comportements des consommateurs de toute la planète...
Internet change la donne. En facilitant la copie et la diffusion, en boostant le marché de l'occasion, il enlève à une oeuvre son côté rare et précieux. Et en même temps, il permet de faire connaître plus rapidement des oeuvres qui seraient sinon passées inaperçu.
Il ne sert à rien de lever les bras aux ciels et de pester sur les 500 000 "pirates" en France. C'est l'évolution naturelle de la société. Le marché change. Les artistes devront s'adapter. Les plus talentueux, ou les plus ingénieux, trouveront leur voie. Les autres disparaîtront.
N'hésitez pas à réagir à cette remarque.
Bonne soirée
Patch,
Fan de BD qui connaît par coeur toutes les BD de la Fnac mais qui n'en a quasiment jamais acheté...
Hmmmm...
Oui, la copie a toujours existé, mais ce qui a changé c'est que maintenant l'oeuvre ne dépend plus d'un support physique. Même avec les cassettes, il fallait encore acheter une cassette vierge, l'envoyer par la poste... avec internet, plus rien de tel: un clic reproduit n'importe quelle oeuvre et l'envoie à l'autre bout du monde, en milliers d'exemplaires au besoin, pour un coût virtuellement nul.
Alors la tentation est grande de considérer l'oeuvre elle même comme gratuite... alors qu'elle a coûté à l'artiste du temps, du matériel, parfois toute une vie d'apprentissage et de labeur. Evidemment, pour faire du rap, ou pour scanner trois pages de crayonné mahabiles, il n'y a pas d'apprentissage. Mais pour faire de la vraie musique, de la vraie bande dessinée, il faut des mois de boulot. Essayez donc de reproduire à la main une page de Sylfeline...
Alors l'idée de tout faire gratuit, c'est bien, mais l'échange ne doit pas être à sens unique. Il ne s'agit pas de prendre seulement. Il faut quelque part qu'il y ait un don. Bon, si l'artiste a gagné au loto, il peut donner son oeuvre (ou la FNAC peut laisser lire ses livres gratos, elle s'y retrouve quelque part). Mais la plupart du temps ce n'est pas le cas. Refuser une rémunération à l'artiste, c'est tout simplement lui refuser de produire. Ou bien on a que du rap, que du Titeuf (ou pire). On sait très bien à quoi mène toujours la libre concurrence: Ce ne sont jamais les plus talentueux ni les plus idéalistes qui trouvent leur voie, ce sont ceux qui font du pseudo-art sans réelle création (ou ceux que le système juge des bons propagandistes de ses valeurs, ceux-là on la leur trouve, leur voie). Et ceux qui ont besoin de temps ou de moyens pour nous offrir un travail soigné, ceux qui offrend de l'idéal ou des solutions, ceux-là resteront à 50 visiteurs par mois sur leur site. Il est curieux qu'un discours "de gauche" en appelle à la vertu de la pure concurrence capitaliste. Mais on n'en est plus à une prostitition près, dans une gauche bourgeoise complètement déboussolée (nucléaire, adoption homosexuelle...)
Je me rappelle, dans les années 1960-1970, il était fort question de communautés, d'économie sans argent, de coopératives de production, de groupements d'achat... J'aurais aimé créer gratuitement pour des gens dont je sais que, si un jour je me retrouvais sans logement, ils me trouveraient un lieu avec du feu et de la chaleur humaine. Mais tout ces mouvements ont foiré lamentablement, à cause de gosses de petits bourgeois qui ont ostensiblement imposé leurs problèmes psychologiques et leur refus égocentrique de seulement se mouiller le petit doigt pour être utiles à d'autres. Et on voudrait aujourd'hui ceuillir les fruits de ces mouvements? avec la gratuité de la musique? Mais vous planez complètement, les gars, c'est comme de cueillir les fruits d'un arbre qui n'a jamais poussé! d'un arbre qu'on n'a jamais arrosé, désherbé, élagué! Vous pouvez toujours pleurer, critiquer, faire grève, ça ne fera pas venir les fruits. Le seul fruit qui pousse aujourd'hui, c'est l'amertume et le désespoir d'une jeunesse des années 1980-2000, qui a grandi sans idéal, abreuvée de "créations artistiques" cynique, horribles ou absurdes. Mais gratuites...
Vous voulez tout avoir gratuit? C'est parfaitement possible, mais alors commencez par le commencement: SACHEZ DONNER.
Patch dit: "A mon avis, une loi ne changera pas la donne concernant les droits de copies."
Une loi change quand même quelque chose: quand une chose est interdite, au moins les gens réfléchissent à deux fois avant de la faire. Si la loi n'avait aucun effet, alors il serait inutile d'interdire le vol, le meurtre, etc.
Quand les gens, spontanément, s'abstiennent de faire une chose mauvaise, alors il est inutile de faire une loi pour interdire cette chose. Mais si ils la font, alors il n'y a pas d'autre moyen que de faire des lois.
les lois sur le droit d'auteur sont certes imparfaites, mais elles ont au moins le mérite essentiel de reconnaître dans le monde de l'art que un travail appartient à celui qui l'a fait. Alors un artiste qui a travaillé pour une création a le droit de l'offrir si il le veut, mais aussi de la vendre, car ce sera presque toujours pour lui le seul moyen d'avoir un revenu pour vivre tout en s'adonnant à la création artistique.
La loi DAVDSI qui vient de sortir ne fait que transposer ce droit élémentaire dans le domaine numérique. Et elle en fait pas la part belle aux majors, comme on aurait pu le craindre. Ça serait le cas si on avait écouté les socialistes qui demandaient le droit de se copier librement toute oeuvre, en clair de se l'aprroprier gratuitement, avec pour seule compensation une taxe qui irait aux majors, pas aux auteurs. Non seulement le travail ne serait plus rémunéré (ce qui rendrait nombre de créations impossibles) mais en plus on ne connaît que trop bien l'orientation idéologique des majors de l'édition musicale: (c)rap, cynisme, oui, spirituel, engagement, non.
Veillons à ce qu'une telle situation n'apparaîtra pas dans le domaine de la bédé numérique.
Internet Actu a publié une étude très intéressante sur l'impact réel qu'aurait pu avoir une licence légale de téléchargement: www.internetactu.net/?p=6...
De quoi mettre en perspective tes convictions je crois: techniquement cette redevance pouvait largement couvrir les chiffre d'affaire total du secteur musical et du secteur cinématographique... Sachant qu'en parallèle d'autres modes de diffusion pouvaient continuer d'exister, parmi lesquelles les juteuses sonneries de téléphone portable.
Je relève également le raccourci un peu facile qui stigmatise le groupe socialiste, alors que des députés de la majorité de droite se sont également indignés de plusieurs aspects de cette loi, et ont même parfois défendu la licence légale. J'aimerais que tu t'abstiennes à l'avenir de politiser des discussions qui n'ont pas de raisons de l'être.
Il y a une foule de modèles à inventer et à expérimenter pour que la création et les créateurs continuent de vivre, des modèles qui peuvent constituer des alternatives à la tentation de fliquer la diffusion d'objets pourtant virtuellement disponibles de manière illimitée. Le modèle traditionnel instaure la rémunération sur une diffusion physiquement limitée, il reste à inventer (ou plutôt à développer) un droit d'auteur qui favorise la création d'oeuvres disponibles pour tous.
On pourrait s'intéresser au jeu vidéo et au secteur des logiciels, qui sont autrement plus touchés par le piratage, et ce depuis bien plus longtemps... Comment se fait-il que les auteurs de ces secteurs ne défraient pas la chronique en jouant les miséreux lésés de leurs droits légitimes ? Comment se fait-il que le logiciel libre ait pu connaître les développements qu'on lui connait ? ll y a sans doute beaucoup à apprendre de tout cela, mais on a bien vu ces derniers mois combien les pontes des majors ont verrouillé le débat pour préserver leurs intérêts... Bien loin des intérêts des artistes, à l'exception d'une poignée de stars à qui le système profite.
la question que je me pose à propos d'une taxe sur les disques durs ou sur les téléchargement, est comment cet argent profitera à des petits auteurs comme il y en a beaucoup, en musique, en bédé, en multimédia, vidéo, etc. Il est clair que cet argent sera versé aux majors, qui le reverseront peut-être à quelques artistes connus (par leurs soins) mais jamais à des artistes qui restent inconnus faute d'avoir été sélectionnés par les mêmes majors. Tu as parfaitement raison de dire que les majors, sous couvert de défendre les auteurs, ont surtout défendu leurs intérêts. Si les majors défendaient les intérêts des auteurs, si ils défendaient réellement la liberté de création, on n'aurait pas des magnifiques musiques du monde, ou des créations du Nouvel Age, introuvables à la vente, mais qui s'échangent à 100 dollars la cassette sur le marché de l'occasion (preuve qu'elles ne sont pas "invendables").
Mon intention, en citant le parti socialiste, n'était pas de politiser le débat, seulement de nommer "qui fait quoi". Je n'en suis plus à être "partisan" de tel ou tel parti, surtout quand on les voit toujours tous d'accord pour les grosses bêtises. Ce genre de collusion devrait nous alerter. Mais comme tu le demandes je m'abstiendrai dornavant de citer des noms de parti sur ton site.
Je suis d'accord avec toi pour dire que de nouveaux modes de diffusion et de rémunération devraient être trouvés. Actuellement certaines pistes sont en cours d'exploration. Le modèle le plus courant actuellement pour les bédés en ligne est celui de la donnation. Hélas il semble que cela ne marche que pour des artistes déjà connus, qui ont beaucoup de fans. Ainsi Lady Yates (Earthsong) a pu lever 2000 dollars en quelques jours, pour se payer son voyage à un rassemblement de comics. Mais elle est déjà depuis deux ans en tête sur les sites de vote. Une autre bande dessinée de même qualité pourrait-elle percer aussi facilement??
L'autre modèle, celui de Joe Manley, propose de payer pour voir. Ceci est de plus en plus facile, grâce à la technologie internet. Il devient même possible de faire cela individuellement, sans le recours à un site comme "modern tales" (le site commercial de Joe Manley, qui permet de lire de nombreux webcomics). Mais on retombe sur la même difficulté: les gens accepteront-ils de payer pour un site qui ne bénéficie d'aucune caution, d'aucune critique, dont ils n'ont jamais entendu parler?
Le logiciel libre marche, grâce à de nombreux fanas d'informatique qui n'hésitent pas à sacrifier leur temps libre à leur passion. Ce système a des avantages, mais aussi de sérieux inconvénients, quand il s'agit de coordonner des nombreux travaux différents ou de faire des remises en cause profondes. Cela se ressent sur la qualité: Linux qui éclate en de nombreuses versions incompatibles, Firefox qui a encore besoin de nombreuses corrections et ajouts de plugins (par exemple, quand on dit que Firefox accepte le SVG, c'est la moitié des fonctions avec 10% de non-conformances au standard). Cela marche parce que la fondation a reçu des dons ou des subventions, et cet argent est arrivé parce qu'il y avait un énorme besoin d'une alternative à Internet Explorer. Mais si je voulais faire un petit logiciel libre, seul, même un truc génial, j'y passerai des années, et je ne serai pas connu. On retombe donc encore sur le principe de la vedette unique et des centaines de développeurs inconnus. Pour le moment les conséquences ne sont pas mauvaises, mais elles pouraient le devenir.
Voilà, maintenant même la tentative devant le conseil constitutionnel pour adoucir la loi DAVDSI a résulté en fait en son durcissement.
Maintenant que les consommateurs n'ont jamais si bien été incités à payer les droits d'auteur, les questions que je me pose seraient:
1) quelle proportion des immenses gains des sociétés de droit d'auteur revient effectivement aux artistes? A titre d'information, pour des associations collectant des fonds à des fins humanitaires, on considère que le minimum correct est 80%, compte tenu des frais de fonctionnement et de publicité (ici des actions de promotion de la culture). Mais alors:
2) de quelles musiques, de quels films, de quels styles, de quelle culture les sociétés de droit d'auteur font-elles la promotion? On peu se poser la question, vu l'ahurissante sélection faite par de nombreux médias et magasins...
3) comment la taxe sur les supports vierges est-elle redistribuées aux artistes? Dans quelles proportion par artiste? Comment est calculé le manque à gagner de certains artistes qui seraient plus piratés que d'autres?
4) comment les artistes contrôlent-ils les sociétés de droit d'auteur?