Marre de la TV

Expert en BD en ligne, webcomics et contenus narratifs ; formé aux arts plastiques et aux contenus web ; webmaster à temps plein, webdesigner à temps perdu ; passionné de jeux de société et de films en tous genres ; j'ai mieux à faire que de regarder la télévision, et vous ?

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Lundi 11 janvier 2010

The Shakers, le feuilleton BD à lire en ligne

shaker-titre.gifDans le petit monde de la BD en ligne, Fred Boot fait figure de "vieux de la vieille", comme en témoigne sa webographie. Là où nombre de précurseurs de la BD en ligne francophone ont jeté l'éponge face à la nécessité de gagner leur croûte, Fred Boot continue d'explorer sans concession ni compromission le potentiel de la BD numérique. Il inaugurera demain un feuilleton d'espionnage : ''The Shakers''.

Jonglant entre "boulot qui paie" et sa future paternité, ce qui motive Fred à poursuivre la BD c'est la passion et le besoin de raconter. Dans The Shakers, pas d'expérimentation interactive comme Moon ou Tony, mais une approche "rich media au sens où l'entend Alain Joannès". Entendez par là que la bande dessinée est associée à d'autres médias (texte, musique, illustration) sans leur disputer la vedette ni chercher à réaliser leur fusion. L'internaute s'adapte d'autant plus rapidement à cette forme narrative qu'il y retrouve ses marques à travers les codes propres à chaque média. La question pour Fred n'est pas d'inventer un nouveau média au confluent de tous les autres, mais d'imaginer comment raconter dans le passage entre bande dessinée et autres médias. En somme, une démarche humble, empirique et efficace. Si le récit en bande dessinée s'élabore dans l'espace inter-iconique, le récit en BD en ligne chez Fred Boot serait à chercher dans l'espace "intermédiatique".

shaker-ferrari.jpgLe style graphique de Fred Boot est du même tonneau que son style narratif : taillé à la serpe, à la fois lisible, référencé et personnel. Les masses aux couleurs vives prennent le pas sur les lignes, les aplats numériques se dotent d'un grain que la compression JPEG ne parvient pas à ternir, au contraire. On navigue entre l'emphase du cartoon et une iconographie polissée qui semble sortie de quelque affiche des années 1950. Les textes perpétuent cet étrange univers d'apparence désuette dans lequel aurait fait irruption notre langue du XXIe siècle. Rien d'étonnant pour un récit qui ressuscite le feuilleton : un genre populaire un peu oublié des francophones, que les modalités de publication web remettent pleinement au goût du jour.

Comment est né cette série ? Retour sur la carrière d'un auteur français, expatrié à Hong Kong.

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Samedi 2 janvier 2010

La bande dessinée est l'un des secteurs qui est très avancé sur le numérique

Ce n'est pas moi qui le dit, mais Gilles Ratier dans le traditionnel rapport de l'Association des critiques de bande dessinée. Voilà une affirmation qui me laisse profondément perplexe.

Le rapport de l'ACBD s'attache au marché francophone. Or les professionnels de la BD francophone abordent le numérique avec des années de retard par rapport aux anglophones et aux asiatiques. Cette prise de conscience récente prend place dans un contexte marqué par de très fortes particularités par rapport aux marchés étrangers :

  • prédominance du blog BD,
  • bonne santé du secteur traditionnel (le livre),
  • attentisme des auteurs quant aux modèles que proposeront les acteurs traditionnels (éditeurs).

Rappelons qu'un Eisner Award récompense le meilleur webcomic depuis 2005. Chez nous, le blog BD n'est récompensé depuis 2007 que sous l'angle de la "révélation"... Si la BD francophone avait un telle avance en matière de numérique, comment se fait-il que l'ACBD n'en ait jamais fait état avant cette année ?!

Lorsque je relis mon bilan de l'année 2005, je constate qu'en 4 ans nous avons bien peu avancé.

Samedi 28 novembre 2009

Bleuh, le blog girly de Moon : attention expériences BD en cours

Bleuh, le blog girly de Moon fait actuellement le tour du petit monde des passionnés de BD en ligne. L'auteur a décidé, à travers un format aujourd'hui bien connu de tous (le blog BD) de repousser les frontières du récit sur support numérique :

L’autre étant qu’actuellement, je ne suis absolument pas satisfait de l’offre numérique française. Donc avant de changer la BD numérique, il faudra déjà créer de la BD numérique simple d’accès et inédite ou exploitant intelligemment le support. Paf !

Personnellement, j’aimerais un jour arriver à proposer un contenu exploitant totalement le support numérique.

Et puis, on oppose parfois BD papier et BD numérique. Pourquoi ne pas simplement proposer des choses différentes et se délecter de la pertinence des deux supports ?

Extrait d'une interview parue sur le blog "Phylactères" de Christopher Bihoreau

Note après note, Moon fait ses gammes : son, interactivité, persistance rétinienne (mais pas à proprement parler d'animation). Chaque nouvelle parution invite le lecteur à découvrir un nouveau clin d'oeil. L'exercice est périlleux car le lecteur comme l'auteur sont devant un objet neuf, un langage qu'ils maîtrisent encore mal. Il faut bien souvent accepter une ergonomie encore hésitante. Il n'est pas rare de tâtonner pour trouver l'action attendue afin de découvrir la "chute" inévitable. Lucide, Moon va jusqu'à jouer avec nos hésitations. Dans le strip de l'ascenceur paru mercredi, il intègre de faux commentaires au sein même de sa planche, afin d'expliquer quoi faire tout en composant un décors à la chute de son personnage.

Reste à savoir de quelle manière ces petites expériences ludiques peuvent servir un récit dont elles ne seraient pas l'objet. Jusqu'à présent les effets abordés par Moon ont toujours été considérés comme des gadgets lorsqu'ils ont été appliqués à des récits hors du champ expérimental. Il est amusant de mettre ces observations en perspective avec la lecture des précurseurs de la bande dessinée moderne. Töppfer, Outcault ou Mc Cay se sont tous livrés à des expériences sur le nouveau medium qu'ils étaient en train d'inventer. Certaines ont débouché sur des codes parfaitement intégrés au langage de la bande dessinée, et d'autres ne valent que dans le contexte de ces précurseurs.

Jeudi 12 novembre 2009

L'Odyssey de Lanfeust de Troy englué dans la toile

Sur Direct8 l'an dernier, le créateur des éditons Soleil - Mourad Boudjellal - expliquait quelle concurrence représentaient le DVD et les séries américaines pour la bande dessinée. Depuis Soleil table sur l'exploitation du support numérique pour conserver les faveurs des jeunes lecteurs. Dernière tentative en date : Lanfeust Odyssey... Navrant.

Non content de perpétuer l'utilisation de la BD en ligne comme un vulgaire outil marketing, Soleil en fait un produit bas de gamme destiné aux lecteurs qui n'ont pas les moyens d'être regardants sur leur vie privée et la pérennité d'un accès prétendu "illimité". Le tout en se servant des auteurs comme alibi puisqu'ils ont "piloté eux-mêmes" cette "vision de leur album".

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Vendredi 30 octobre 2009

BD numérique : l'argent, mais pour quels modèles économiques ?

Dans la foulée des échanges nourris de ces derniers jours, Sébastien Naeco signe un article fort intéressant autour des problématiques liées au financement et à la rentabilité de la BD numérique. Très intéressant car Sébastien décrit en creux les modèles économiques en présence. Force est de constater que ceux-ci sont loin d'être assez ambitieux, assez inventifs ni assez tournés vers le soutien à la création artistique.

Le métier d'éditeur devient celui d'un gestionnaire de catalogue. Il ne s'agit plus faire découvrir des artistes en leur donnant les moyen d'être publiés. Il faut croire que la BD francophone se porte si bien depuis plusieurs années qu'elle craint de se remettre en question. Quel dommage qu'une position aussi favorable provoque une telle crispation sur ses acquis et un manque de goût pour la prise de risque. Dans bien des secteurs on consacre de l'argent à la recherche et développement, pas en BD. En tous cas pas pour contribuer aux recherches artistiques. On juge aujourd'hui plus prudent de s'en remettre à des développeurs et des revendeurs de solution pour imaginer les nouveaux formats et de tester ces derniers avec le catalogue existant.

Sébastien rappelle qu'il n'existe pas de tête d'affiche en BD numérique dont le nom ferait vendre les oeuvres... Alors pourquoi ne pas innover en mettre en place des modèles ne nécessitant pas de tête d'affiche ? On l'a vu avec la musique et l'essors du jeu vidéo indépendant : le succès et la rentabilité peuvent tout à fait naitre de méthodes radicalement différentes de celles des "têtes de gondole". Les blogs BD ont prouvé qu'un oeuvre diffusée gratuitement et librement par de parfaits inconnus pouvait se forger une telle notoriété et un public si attaché à elle qu'il devient possible de produire de la valeur. Les webcomics US ont eux aussi largement exploré ce modèle. Mais là bas le marché traditionnel ne faisait plus rêver comme ici, il faut croire que c'est dans la nécessité que les artiste savent donner le meilleur d'eux-même.

Peut-être est-ce là notre principal problème : les auteurs francophones font trop confiance aux institutions en place pour décider des formats et des finances. Je lisais hier les premiers chapitres de "How to make webcomics" écrit par Brad Guigar (Evil Inc.), Dave Kellett (Sheldon), Scott Kurtz (PvP) et Kris Straub (Starslip Crisis). Tout commence par une mise au point très simple : l'auteur de BD en ligne doit d'abord compter sur lui-même. Il part pour plusieurs années de pur bénévolat durant lesquelles sa priorité doit être de raconter ce qu'il a décidé de raconter, avec son talent et sa passion pour seuls carburants. Une fois qu'il aura su conquérir son public, il pourra rentabiliser son travail et peut-être même en vivre. On ne devient pas milliardaire ainsi, mais vivre de son art est déjà énorme. Ce sont des artistes qui l'écrivent, et des artistes qui sont passés par là.

La littérature anglosaxonne sur le sujet est très instructive, mais la plupart des acteurs francophone semblent l'ignorer avec autant de désinvolture qu'ils ignorent les rebondissements vécus par la BD en ligne chez nous au cours de ces dernières années. Sébastien a totalement raison d'en appeler à l'embauche de cadres compétents en la matière pour éclairer les décisions qui s'imposent. Mais en prenons-nous vraiment le chemin ?

Pour terminer, Sébastien relève que les compétences et les moyens financiers ne sont peut être pas à chercher du côté des éditeurs de BD mais des éditeurs multimédia tels qu'Ubisoft ou Electronic Arts. Je le pense aussi. D'autant plus que la BD numérique a sans doute besoin de financements un peu différents de ceux pratiqués dans l'édition. Le modèle est peut-être à chercher du côté de la production (comme dans le jeu vidéo ou le cinéma) et pas de l'édition.

PS: mon pseudo prend une majuscule au "F", qui est l'initiale de mon nom de famille. Le "i" est effectivement arrivé là il y a une douzaine d'années de cela par analogie aux fichiers "gif" (animés ou non" ;).

Mercredi 28 octobre 2009

BD numérique : Bodoi est-il vendu à Aquafadas ?

Sur Facebook, l'ami Christopher Bihoreau (alia Random) relève un peu narquois que Bodoi entame une série de questionnaires sur le marché de la BD numérique avec les réponses d'Aquafadas. Aquafadas dont l'une des représentante (Allison Reber) est également collaboratrice de Bodoi. Bien que j'aie également relevé un intérêt un peu trop appuyé de Bodoi pour Ave! Comics, je ne pense pas que cela soit un si gros problème.

L'intérêt de tous les acteurs de ce marché balbutiant est avant tout que le marché se développe. Pour le moment le gâteau est tout juste assez gros pour servir de goûter à la récré. Ca ne va pas nourrir grand monde si chacun se tire dans les pattes pour le partager. Que Bodoi ait ou non des accointances envers l'un ou l'autre acteur, l'intérêt premier de tout le monde - et de Bodoi en premier - est qu'on parle de toute la BD numérique pour montrer qu'elle mérite qu'on s'y intéresse. Le public reste à conquérir, il y a besoin de tout le monde pour y parvenir.

En revanche, un organe un peu plus indépendant serait un plus pour valoriser les efforts de tous. C'est exactement l'objectif de l'association qui s'apprête à voir le jour dans la continuité du travail mené autour de Webcomics.fr et de l'annuaire des BD en ligne.

A titre personnel, je déplore simplement qu'on se concentre de plus en plus sur une "BD numérique" qui est conçue comme un dérivé de la BD originale. Entre la communication autour d'un tarif inférieur à celui d'un album et le choix affirmé qu'il s'agit d'un produit dérivé, on ne rend pas honneur à la BD. On cherche à gagner un nouveau lectorat en lui vendant une sous-BD... Pas très valorisant pour le lecteur non plus en définitive.

La francophonie est le seul territoire où la BD soit devenue avant tout un objet d'art et de collection, plutôt qu'un fascicule bon marché destiné à être vite lu et vite jeté. Cette "BD numérique" qui prétend compléter la BD papier sans entrer en concurrence est sans doute bien plus dangereuse pour elle car elle la déprécie. Des albums de collection deviennent de petites applications pas chères, qu'on ne craint pas de perdre lorsqu'on changera de téléphone. Je n'appelle pas ça un progrès.

Mieux vaudrait inventer de nouveaux modèles qui rendent enfin possible la production professionnelle d'oeuvres numériques à part entière. Loin de faire concurrence à la BD, cela lui ferait honneur. La BD est un medium né grâce au progrès de la reproductibilité du texte et de l'image... Il est naturel pour elle d'évoluer avec l'arrivée d'une technologie comme Internet. Internet est une opportunité de ressusciter une BD populaire, accessible à tous et partout. Voilà une concurrence qui ne ferait pas de tort à la BD papier, parce qu'elle la valoriserait dans sa matérialité, son prestige tout en démontrant que le medium sur lequel elle repose est vivant et capable de s'adapter à des technologies dont ses inventeurs n'auraient jamais imaginé qu'elles existeraient un jour.

Lundi 4 août 2008

Les Aventuriers du dimanche, par Toundra : Donjon bientôt détrôné ?

Les aventuriers du dimanche, par Toundra.Je me délecte de chaque nouvelle planche des Aventuriers du dimanche.

J’aime ces anachronismes tout en finesse. Après un passage hilarant qui laissait craindre de s’embourber dans le récit d’une soirée de MMORPG (Nd: jeu de rôle massivement multijoueur sur Internet), voici que nos héros bravent la pluie après avoir réuni leur goûter. On pense aux jeux grandeur nature en plein air, autant qu’aux interminables soirées de jeu de rôles sur table autour de moultes friandises et boissons à haute teneur calorique… Servi par un tel graphisme, c’est mignon comme tout.

Il ne manque plus qu’une intrigue inattendue dans cet univers décalé pour parfaire l’ensemble. Fan de Donjon (la BD) de la première heure (j’ai commis Donjon Pirate bien avant l’heure), je ne peux m’empêcher d’y penser. Mais ici le potentiel est différent : Les Aventuriers du dimanche vont plus loin dans leur filiation avec l’univers ludique… Il leur suffirait d’aller aussi loin dans la dimension épique ou dramatique pour déboucher sur un nouveau mélange des genres auquel tout amateur d’imaginaire ne pourra qu’adhérer.

Mardi 31 juillet 2007

Jean Lurçat, tapisseries lumineuses et engagées

extrait d'une tapisserie de Jean Lurçat.En séjour à Angers, j'ai re-découvert hier les tapisseries de Jean Lurçat qui avaient laissé une trace indélébile dans ma mémoire d'enfant. Avec le recul, j'ai pu décrypter ce qui m'avait tant impressionné, mais j'ai aussi pris une seconde claque.

Jean Lurçat avait 22 ans en 1914 (il fut heureusement rapatrié des tranchées assez tôt à cause d'une maladie qu'il y avait contractée), il a vécu l'occupation allemande durant la seconde guerre mondiale et s'est éteint en 1966 en pleine guerre froide, hanté par la menace atomique.

C'est dans ce contexte que l'artiste-peintre a "inventé" la tapisserie moderne. Enfant, j'en avais déjà retenu le symbolisme très laïque et le caractère très lumineux de ses oeuvres. Face à une tapisserie de Lurçat, on ressent la même fascination que devant un vitrail ou une image numérique sur écran : sans que la lumière ne provienne de (ou ne traverse) l'oeuvre elle-même, Lurçat a su marier un gamme réduite à 44 teintes pour créer la lumière.

Mais ce qui m'a encore plus marqué hier, c'est l'engagement de cet artiste contre les pires horreurs perpétrées par l'humanité. Cet engagement est d'autant plus remarquable qu'il s'accompagne d'un optimisme indéfectible envers l'Homme et sa faculté à gouverner sa destinée et celle du monde. Ne cherchez pas à ressentir cela devant les (quelques) minuscules reproductions visibles sur Internet, il va vous falloir vous rendre à Angers, au musée Jean Lurçat de la tapisserie contemporaine pour découvrir Le Chant du monde (80m de tapisserie) mais aussi l'oeuvre dont un extrait illustre ce billet : elle a été tissée en clandestinité durant l'occupation, car Jean Lurçat était alors résistant sous le nom de "Capitaine Bruyère".

(crédit photo)

Mardi 28 février 2006

Bubba Ho-Tep, le film de genre qui n'en est pas un

Voilà un film qui mérite qu'on le soutienne dans la mesure où il n'est sorti que dans 12 salles en France. Par chance, il passait près de chez moi : Bubba Ho-Tep, de Don Coscarelli avec Bruce Campbell (l'acteur des films cultes Evil Dead).

Le synopsis laisse présager un cultissime film de genre

Bruce Campbell incarne un sosie d'Elvis qui se prend vraiment pour Elvis (peut-être à raison), il est épaulé d'un vieux black qui se prend pour John Fitzgerald Kennedy. Tous deux décident de combattre une momie, qui élu leur maison de retraite comme garde-manger.

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Vendredi 13 janvier 2006

Good night and good luck, de George Clooney

J'ai un peu délaissé mon voeux pieux de chroniquer un film par mois (se débarrasser de la TV permet d'économiser l'équivalent d'une séance mensuelle pour deux personnes), mais je continue de fréquenter assidement les salles obscures. Dernière perle en date, de celles qui font réfléchir en plus d'êtres belles, Good night and good luck de (et avec) George Clooney. Il fallait s'y attendre, de la part d'un homme qui a le QI d'une huître.

Ou comment mettre en lumière les responsabilités des médias face aux manoeuvres d'intimidation de certains hommes politiques, travers un film historique sur la lutte sans merci que livre un journaliste contre le sénateur McCarthy dans les années 1950.

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Dimanche 13 novembre 2005

nyc2123: un Webcomic d'un genre nouveau

par JMG

NYC2123:Dayender, de Chad Allen et Paco Allen, est un webcomic qui se présente sous deux aspects innovants: il est spécialement conçu pour la nouvelle console de Sony, la Playstation Portable ; et est disponible sous une licence Creative Commons qui permet non seulement la diffusion libre de l'œuvre, mais aussi la création d'œuvres dérivées.

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Lundi 4 juillet 2005

après Papa : Les poupées russes ou Crazy Kung fu ?

Les deux mon capitaine ! Faute de savoir choisir entre mes deux dernières toiles, autant parler des deux... Et me rattraper de n'avoir pas choisi de film du mois en mai et juin, en vous parlant aussi de Papa de Maurice Barthélémy.

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Mardi 14 juin 2005

Chahut ?

Par MJo

Le film d'animation, magnifique et émouvant, de Gilles Cuvelier Chahut nécessite de connaître le carnaval de Dunkerque pour être apprécié à sa juste valeur. Je vais tenter de vous guider dans cette découverte d'un moment de fête exceptionnel.

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Jeudi 19 mai 2005

Gun Dancing

Par xa_chan

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Dimanche 1 mai 2005

Le film d'avril : Locataires | La pas-film d'avril : Man to Man

Désolé du léger retard, j'attendais d'avoir vu "Breaking News" pour être bien sûr de mon film du mois. Le mois dernier donc, j'ai vu coup sur coup deux films qui traitaient de l'humanité. Pas l'espèce humaine, mais cette petite chose qui rend certains de nous plus ou moins humains. Le premier, Man to Man, bien-pensant, poncifiant et lourd. Le second, Locataire, discret, tout en nuances, en silences et en poésie. Des deux vous aurez bien entendu deviné lequel est mon film du mois.

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Mercredi 6 avril 2005

Le Manoir

Par Thibaut Brix

de Sébastien Craps et Cécilia Nobre France http://www.lemanoir-bdvd.com 192 mn Langues : Fr/Ang

Le Manoir est un concept original et innovant : le BDVD. A mi-chemin entre la BD - pour les dessins, les cases et l'immobilité du graphisme - et le DVD - pour le traitement narratif, l'enchaînement des scènes, le son et l'interactivité passive (on ne lit pas, on écoute).

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Dimanche 27 mars 2005

Le film de mars : Million dollar baby de Clint Eastwood, le film de boxe crépusculaire

Clint Eastwood, réalisateur, confirme sa place parmi les grands du cinéma contemporain. Chaque genre qu'il passe sous son crible est irrémédiablement marqué de sa patte et de son regard acéré.

C'est aussi un grand plaisir de retrouver l'acteur Eastwood, qui a décidément bien vieilli, à bientôt 75 ans on espère le voir encore longtemps à l'écran !

Ne lisez pas la suite si vous n'aimez pas connaître l'histoire avant d'avoir vu le film. Pour ma part je savais juste que j'allais voir un film de boxe par et avec Clint Eastwood... Et que je n'allais sans doute pas le regretter.

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Lundi 28 février 2005

Le film de février : Le Fil de la Vie / Strings

Comme vous le savez, j'ai décidé de vous faire partager chaque mois le film qui à mes yeux mérite qu'on aille au cinéma plutôt que de garder sa TV et de payer la redevance.

Bientôt deux semaines après sa sortie, j'ai enfin pu voir Le Fil de la Vie, un film du Danois Anders Ronnow-Klarlund, qui est une pure merveille à plus d'un titre.

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Mercredi 9 février 2005

In Memoriam ou le récit vécu

Dans le premier Metal Gear Solid un passage obligé du récit consiste à faire preuve d'une « pensée latérale » pour trouver la fréquence radio d'un protagoniste : cette dernière n'est visible que sur une capture d'écran imprimée au dos de la boîte du jeu. Ce moyen ludique est du même acabit que l'idée à l'origine du film Blairwitch Project : l'auteur brouille la limite entre diégèse et monde réel. Pour retrouver ces sensations dans un jeu vidéo, rendez-vous dans votre magasin de micro-informatique favori et demandez le jeu In Memoriam.

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Jeudi 13 janvier 2005

Sur Internet : un challenger pour Miyazaki ?

Une série nippone diffusée sur le site de schockwave Japan brasse les références auxquelles nous a habitué Hayo Miyazaki (Princesse Mononoke, Chihiro, Le Chateau Ambulant). Sans atteindre la même splendeur et les dimensions d'un long métrage diffusé sur grand écran, elle vaut tout de même le détour.

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