Marre de la TV

Expert en BD en ligne, webcomics et contenus narratifs ; formé aux arts plastiques et aux contenus web ; webmaster à temps plein, webdesigner à temps perdu ; passionné de jeux de société et de films en tous genres ; j'ai mieux à faire que de regarder la télévision, et vous ?

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Tag - revue de presse

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Vendredi 29 janvier 2010

Pendant le festival BD d'Angoulême, Bande dessinée et numérique font le bonheur des journalistes

Outre France Culture, ce sont Canal+ (tranche 7h15/8h20 à 53:53); Le Monde, Le Figaro et Le Nouvel Observateur qui relaient l'idée suivante : 2010 sera l'année de la bande dessinée numérique. Plus important encore, tous s'accorde à dire qu'au delà de la numérisation du fond, c'est la création numérique originale qu'ils attendent.

Toutefois, c'est le passage de l'adaptation à la création de BD conçues pour le Net qui signera l'émergence d'un marché.
(Le Monde)

Certes, les éditeurs de BD traditionnelles, qui sont très fébriles, ont fait le pari d'occuper le terrain. Mais ils proposent des contenus déjà existants sans penser que le Net peut aussi servir de vecteur de création BD originale.
(Lewis Trondheim, cité par Le Figaro)

A 28 ans, Ohm fait partie d’une nouvelle génération de dessinateurs qui explore la BD numérique. Pour le moment, les éditeurs se contentent surtout de mettre en ligne des œuvres papier sans les adapter pour internet ou le téléphone. Cela n’a pas de sens artistique. Le numérique offre de nouveaux champs de création qu'il faut saisir.
(Le Nouvel Observateur)

C'est avec un petit pincement au coeur que l'on constate que tous ces articles font l'impasse sur la période d'avant les blogs, comme si la BD numérique n'existait que depuis 2005. Autre déception : malgré la place légitime accordée aux acteurs professionnels qui découvrent cette année le potentiel d'une BD numérique, il aurait été de bon ton de saluer le travail accompli depuis plusieurs années par de nombreux passionnés éclairés. Ces véritables pionniers de la BD en ligne auraient beaucoup à apporter à la réflexion des pieds tendres au poches pleines qui débarquent sur le nouveau continent de la bande dessinée sur écran.

Ceci dit, c'est une excellente nouvelle que les grands médias nationaux se fassent l'écho de la vivacité actuelle du petit monde de la BD numérique. Reste à savoir si les journalistes seront aussi attentifs à l'évolution de l'image narrative électronique tout au long de l'année, en attendant Angoulême 2011...

Lundi 25 janvier 2010

France Culture n'affirme plus que les licences Creative Commons seraient illégales au regard du droit français

EDIT du 1er février 2010 : après avoir prix contact avec France Culture, leurs équipes ont rectifié le contenu du dossier. Je tiens à saluer le sérieux et le professionnalisme de ces journalistes. Voici la phrase aujourd'hui publiée :

Manolosanctis, maison d'édition communautaire, a choisi le modèle des licences Creative Commons . Ce sont des licences libres. Il s'agit de contrats flexibles de droit d'auteur pour diffuser des créations, et permettre à d’autres de les utiliser sous conditions.

Dans un dossier sur la BD numérique, France Culture insinue que les licences Creative Commons seraient illégales au regard du droit français. Cette allégation est apparue initialement dans le compte rendu de la journée professionnelle consacrée à la BD numérique à la Cité internationale de la bande dessinée le 24 novembre 2009 :

Ainsi, l’évocation des licences Creative Commons utilisées par le nouvel éditeur Manolosanctis donne lieu à une levée de boucliers de tous les avocats présents dans la salle sur le problème de la cession du droit moral, illégale en France.

Pourtant, le site français de Creative Commons répond explicitement à cette inquiétude à travers sa FAQ juridique !

France Culture va jusqu'à ajouter dans sa FAQ du numérique : l'auteur abandonne tout droit sur la diffusion numérique de son oeuvre. On frise la désinformation.

Il me semble important de rappeler que :

  • les licences Creative Commons s'appliquent à tous supports (pas seulement au numérique) ;
  • les licences Creative Commons permettent à l'auteur de réaffirmer qu'il se réserve les droits d'exploitation commerciale de son oeuvre.

Avec les licences Creative Commons l'auteur autorise a priori certains usages de son oeuvre sans demande d'autorisation préalable. Il n'abandonne aucun de ses droits moraux. Ces licences sont simplement un outil pour :

  • autoriser le public à diffuser une oeuvre - éventuellement à l'exclusion de l'exploitation commerciale,
  • autoriser ou non d'autres artistes à intégrer une oeuvre dans des oeuvres dérivées,
  • tout en affirmant toujours l'obligation de créditer l'auteur original.

Mercredi 28 octobre 2009

BD numérique : Bodoi est-il vendu à Aquafadas ?

Sur Facebook, l'ami Christopher Bihoreau (alia Random) relève un peu narquois que Bodoi entame une série de questionnaires sur le marché de la BD numérique avec les réponses d'Aquafadas. Aquafadas dont l'une des représentante (Allison Reber) est également collaboratrice de Bodoi. Bien que j'aie également relevé un intérêt un peu trop appuyé de Bodoi pour Ave! Comics, je ne pense pas que cela soit un si gros problème.

L'intérêt de tous les acteurs de ce marché balbutiant est avant tout que le marché se développe. Pour le moment le gâteau est tout juste assez gros pour servir de goûter à la récré. Ca ne va pas nourrir grand monde si chacun se tire dans les pattes pour le partager. Que Bodoi ait ou non des accointances envers l'un ou l'autre acteur, l'intérêt premier de tout le monde - et de Bodoi en premier - est qu'on parle de toute la BD numérique pour montrer qu'elle mérite qu'on s'y intéresse. Le public reste à conquérir, il y a besoin de tout le monde pour y parvenir.

En revanche, un organe un peu plus indépendant serait un plus pour valoriser les efforts de tous. C'est exactement l'objectif de l'association qui s'apprête à voir le jour dans la continuité du travail mené autour de Webcomics.fr et de l'annuaire des BD en ligne.

A titre personnel, je déplore simplement qu'on se concentre de plus en plus sur une "BD numérique" qui est conçue comme un dérivé de la BD originale. Entre la communication autour d'un tarif inférieur à celui d'un album et le choix affirmé qu'il s'agit d'un produit dérivé, on ne rend pas honneur à la BD. On cherche à gagner un nouveau lectorat en lui vendant une sous-BD... Pas très valorisant pour le lecteur non plus en définitive.

La francophonie est le seul territoire où la BD soit devenue avant tout un objet d'art et de collection, plutôt qu'un fascicule bon marché destiné à être vite lu et vite jeté. Cette "BD numérique" qui prétend compléter la BD papier sans entrer en concurrence est sans doute bien plus dangereuse pour elle car elle la déprécie. Des albums de collection deviennent de petites applications pas chères, qu'on ne craint pas de perdre lorsqu'on changera de téléphone. Je n'appelle pas ça un progrès.

Mieux vaudrait inventer de nouveaux modèles qui rendent enfin possible la production professionnelle d'oeuvres numériques à part entière. Loin de faire concurrence à la BD, cela lui ferait honneur. La BD est un medium né grâce au progrès de la reproductibilité du texte et de l'image... Il est naturel pour elle d'évoluer avec l'arrivée d'une technologie comme Internet. Internet est une opportunité de ressusciter une BD populaire, accessible à tous et partout. Voilà une concurrence qui ne ferait pas de tort à la BD papier, parce qu'elle la valoriserait dans sa matérialité, son prestige tout en démontrant que le medium sur lequel elle repose est vivant et capable de s'adapter à des technologies dont ses inventeurs n'auraient jamais imaginé qu'elles existeraient un jour.

Lundi 21 septembre 2009

La BD numérique vue par Geek magazine

COVER-03.jpgLorsque des médias spécialisés BD m'interrogent sur la bande dessinée numérique, je suis souvent assez atterré par le manque de pertinence des questions soulevées. On reste englué dans les idées préconçues sur le manque de confort de la lecture à l'écran ou encore l'eldorado de la "vraie" édition sur papier ma bonne dame. Lorsqu'un journaliste de ''Geek magazine'' s'y colle, c'est autre chose. Il faut croire qu'avant de s'y connaître en BD, il faut déjà s'y connaître en nouvelles technologies pour bien cerner les problématiques que pose la diffusion électronique de bandes dessinées.

Malheureusement, le papier consacré par Geek Magazine aux e-comics ce bimestre ne bénéficie que de deux pages. C'est heureusement assez pour que David Bianic dresse un portrait pertinent de la situation actuelle. Nous vivons une époque formidable, à la charnière entre l'amateurisme des dernières années, et le professionnalisme dans lequel sont entrés les anglosaxons et les asiatiques avant nous. David Bianic m'a sollicité pour apporter mon modeste éclairage. L'ensemble de ses questions et de mes réponses ne pouvaient être reproduites dans le magazine. Voici rien que pour vous l'interview intégrale de laquelle sont extraites les quelques citations de votre serviteur.

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Lundi 1 septembre 2008

Bodoï et la BD numérique : qu'est ce qu'un blog, un hébergeur, un éditeur ?

Dans son numéro 121, Bodoï consacre un dossier à la “révolution” de la BD numérique. Le propos développé est une bonne porte d’entrée pour comprendre les enjeux actuels. Je ne suis pas peu fier d’y être abondamment cité :p.

Une petite rectification tout de même : Webcomics.fr est un hébergeur de BD en ligne et non un hébergeur de blogs comme l’indique l’article. Nous sommes donc dans le même créneau que Drunkduck.com auquel est improprement assimilé Foolstrip, qui est un éditeur et non un hébergeur. Il va falloir que le monde de la BD apprenne le vocabulaire du web : confondre hébergement et édition sur le web c’est comme si l’on confondait l’imprimeur et l’éditeur dans le secteur traditionnel.

Dimanche 27 janvier 2008

Webcomics.fr est cité dans les médias

Après la newsletter électronique du Monde, le grand quotidien régional Ouest France Dimanche, c'est au tour de la radio et de la télévision de citer Webcomics.fr. Autant dire que ça fait plaisir au moment où le site souffle sa première bougie.

La semaine dernière, France 3 Franche-Comté a consacré une interview à Rodho, qui n'a pas manqué de transmettre la bonne parole. Webcomics.fr est donc la dernière adresse web citée par le présentateur.

Aujourd'hui, c'est au tour d'Europe 1 de mentionner Webcomics.fr comme l'un des principaux exemples de la vivacité de la BD en ligne, en préambule de l'interview de Pénéloppe Baugieu (alias Pénéloppe Jolicœur).

Vendredi 20 juillet 2007

Deo Ignito chroniqué par Le Monde

Lucy dans Deo Ignito par Dr_FolawebDeo Ignito a été mentionné dans la newsletter Du Monde le 19 juillet 2007. Cela me fait extrêmement plaisir à plus d'un titre :

  1. Je suis fan de ce feuilleton fantastique mis à jour chaque lundi ;
  2. Pierre Matterne est un ami et un auteur que j'admire depuis déjà quelques années (l'un des premiers à être interviewé pour Abdel-INN) ;
  3. Deo Ignito est publié sur Webcomics.fr et c'est donc le premier webcomic de ce portail à être relayé sur un grand média.
  4. Cet affichage inattendu a permis à des centaines d'internautes de découvrir Webcomics.fr

Mercredi 6 septembre 2006

Création Numérique/Pixel spécial BD numérique

Le n°117 du magazine Création Numérique/Pixel consacre un dossier à la BD numérique. Si l'essentiel du propos tourne autour des outils numériques pour la création de bande dessinée (et de différents tutoriels), le dossier évoque toutefois "le phénomène webcomics" et relève sa montée en puissance, illustrée en francophonie par le festiblog BD.

Dimanche 13 août 2006

Revue de presse: Frantico, encore

Dans Telerama n°2952 (du 12/08/06 au 18/08/06), à propos de Lewis Trondheim à qui l'hebdomadaire accorde une carte blanche:

Courant 2005, il a cristallisé autour de son nom « l’affaire » de l’année. Dans un blog surgi de nulle part, un dessinateur inconnu qui signe Frantico conte au jour le jour et sur un mode hilarant ses petites misères, en particulier sexuelles... On soupçonne rapidement que Lewis Trondheim se cache derrière ce prête-nom. Il nie puis laisse planer le doute puis se rétracte, puis ne dément, puis avoue (dans Télérama no 2926). Anecdotique ? Pas tant que ça...

Lundi 30 mai 2005

les BD-blogs dans Libé

Un article assez complet sur les BD-blogs (notament ceux de Frantico et Mélaka, deux des bloggeurs Français partis le WE dernier à Séoul en Corée) est paru vendredi dernier dans Libération.

Les blogs dessinés sont arrivés en même temps que la population des internautes explosait (24 millions d'internautes en France au quatrième trimestre 2004, dont plus de 50% connectés en haut débit). Si les blogs sont un véritable phénomène, leur version graphique l'est plus encore et montre aux esprits chagrins qu'Internet peut être un véritable support d'édition et même définir ses propres formats.

Ce format est particuliérement adapté à l'aubiographie, au point de remettre complétement en perspective l'édition papier de tels récits telles qu'elle s'est répandue au cours de la dernière décennie : l'instantanéité et l'impression de proximité que donne un blog octroie une dimension nouvelle à l'autobiographie, que ne peut pas atteindre un livre sorti du lourd système de l'édition traditionnelle.

Espérons simplement que le succès retentissant des blogs dessinés ne mette pas fin aux expériences livrées jusqu'alors par les auteurs en ligne : l'émergence d'un format reconnu ne doit pas signifier la fin de la création des nouveaux formats. Espérons aussi que le public saura aussi s'intéresser à des histoires moins voyeuristes.