Marre de la TV

Expert en BD en ligne, webcomics et contenus narratifs ; formé aux arts plastiques et aux contenus web ; webmaster à temps plein, webdesigner à temps perdu ; passionné de jeux de société et de films en tous genres ; j'ai mieux à faire que de regarder la télévision, et vous ?

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Tag - webcomics.fr

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Lundi 14 juin 2010

Izneo affiche des résultats modestes après deux mois d'existence

Dans un article de La Tribune de Genève, Amélie Retorré, directrice du développement d'Izneo révèle ces chiffres : « 1000 inscrits et 25000 visites en deux mois d’existence ». Il y a fort à parier qu'une faible part des inscrits a franchi le pas de la location d'un album de BD numérique, puisque l'inscription est imposée pour accéder aux offres d'essai gratuites. Pas étonnant que certains éditeurs se plaignent du fait que la BD numérique coûte beaucoup et ne rapporte rien. Pourtant avec des moyens modestes, d'autres obtiennent des résultats encourageants.

La BD amateur gratuite attire plus que la BD pro au détail

Avec sensiblement le même nombre de récits hébergés (plus de 900), Webcomics.fr reçoit plus de 100 000 visites en deux mois. Un chiffre quatre fois supérieur à celui d'Izneo dont l'existence a pourtant été abondamment médiatisée. Rappelons qu'Izneo, c'est "un projet de plusieurs centaines de milliers d'euros porté par trois groupes d'édition"... A raison de 1000 euros par an et beaucoup de temps libre, un portail d'hébergement de bande dessinée en ligne amateur fait donc quatre fois mieux qu'un portail de distribution de BD professionnelle numérisée aux moyens 100 fois supérieurs (au moins).

Je concède qu'Izneo n'a que quelques mois d'ancienneté. Le portail a cependant déjà reçu plus de couverture médiatique que Webcomics.fr n'en a reçu en 3 ans et demi d'existence. Or, après une ouverture plutôt confidentielle en février 2007, Webcomics.fr ne s'est effectivement fait connaître qu'en septembre 2007 à l'occasion du Festiblog. A cette date, nous n'hébergions qu'une soixantaine de récits et moins de 1000 planches. Nous avons pourtant reçu 30 000 visites entre septembre et octobre 2007 !

La BD numérique de création attire plus que la BD numérisée

Autre point de comparaison : le feuilleton "Les Autres Gens" a attiré 5000 inscriptions le premier mois. Le deuxième mois, 750 personnes s'étaient abonnées (15%). Avec de la BD numérique originale, de jeunes auteurs professionnels peuvent donc attirer cinq fois plus de lecteurs qu'un catalogue de plusieurs centaines d'albums numérisés.

Deux voies inexplorées : la bibliothèque en ligne et la création originale

L'offre en matière de BD numérisée n'est pas attractive. Elle souffre du manque d'ouverture et de diversité. Comme pour la vidéo en ligne, on tend vers une offre fragmentée entre quelques plateformes ; une offre qui ignore le modèle de l'abonnement. Le public ne peut donc pas choisir où ni comment accéder aux oeuvres. Le lecteur est obligé de s'orienter vers la plateforme qui détient les droits sur l'album désiré. Il est ensuite obligé de l'acheter ou de le louer dans les conditions prévues par ce portail.

L'offre en matière de création professionnelle originale est indigente. Le genre du soap que représente "Les Autres Gens" ne peut à lui seul attirer tout le lectorat potentiel de la BD numérique. Il existe de très larges marges de manoeuvre pour développer une offre de BD en ligne de création. De plus, c'est la seule manière de créer un cercle vertueux dans lequel le lectorat attirera le lectorat. Il est fort probable que "Les Autres Gens" ne puisse subsister seul, sans qu'un véritable écosystème n'émerge pour légitimer la lecture de bande dessinée en ligne parmi les autres pratiques culturelles numériques. Là aussi l'abonnement à des bouquets de feuilletons permettrait d'attirer plus de lecteurs que chaque récit pris isolément.

Dimanche 23 mai 2010

Web-only comics : Jeneverito, l'explorateur graphique

La Nuit du Hibou, par Jeneverito.J'ai proposé un petit challenge aux auteurs curieux de tâter de la BD numérique :

Raconter une histoire graphique avec pour seuls outils votre navigateur web et une connexion Internet.

Il n'a pas fallu longtemps à Jeneverito pour réagir : 2 jours après, il publiait La Nuit du Hibou.

Ses outils ?

Rien de révolutionnaire dans le choix de l'outil de publication : Jeneverito opte pour un hébergeur dédié à la BD en ligne. On attendra donc d'autres propositions pour découvrir ce que des auteurs de BD peuvent faire avec des services qui ne sont pas directement dédiés à la bande dessinée.

En revanche, le graphisme ne laisse pas indifférent. Jeneverito s'approprie un outil des plus rudimentaires : Google Docs est plutôt destiné à produire des schémas. Ceux qui connaissent le travail de ce dessinateur Argentin ne seront pas surpris du résultat. L'expérimentation graphique ça le connait, même s'il confesse humblement ;

le graphisme c'est une conséquence des outils : les lignes qui n'acceptent pas de modulation, de couleurs limitées et aussi mon ignorance du logiciel, de fait, c'est la première fois où je l'a utilisé.

Connaissez-vous d'autres outils qui pourraient servir à produire des images directement dans le navigateur web ?

Dimanche 9 mai 2010

Devenir auteur de BD numérique : par où commencer ?

Une bulle de BD en forme de nuage.Il y aura toujours des indécrottables pour penser que c'est au numérique de s'adapter au langage de la bande dessinée... Mais pour tous ceux qui savent qu'on ne découvre pas de nouveaux territoires sans s'intéresser aux langues et aux cultures qui y ont cours, je propose un petit challenge :

Raconter une histoire graphique avec pour seuls outils votre navigateur web et une connexion Internet.

C'est un exercice que vous pouvez pratiquer seul ou à plusieurs. Il est accessible à tous : néophytes ou confirmés. Quel que soit votre degré de maîtrise des outils numériques, cette exercice vous apprendra toujours quelque chose. Si vous tentez l'expérience, je suis prêt à vous accompagner. En tous les cas, je m'efforcerai de recenser le résultat de vos expériences, qui pourront peut-être en inspirer d'autres...

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Lundi 18 janvier 2010

Pilmix.org est née pour promouvoir la BD en ligne

Bande dessinée de présentation de l'association Pilmix.org.

Internet est un défi pour la bande dessinée : un nouveau vecteur de publication à apprivoiser. Depuis les débuts du web il y a une quinzaine d'années, des milliers d'auteurs de par le monde se sont lancés dans l'aventure. Les webcomics anglosaxons ou les mangas et manhwa sur mobiles s'appuient sur des marchés grandissants. En revanche, le marché francophone se cherche encore entre blogs BD, expérimentations amateures, prépublications en ligne et numérisation des oeuvres papier.

C'est dans ce contexte stimulant que l'association Pilmix.org voit le jour, dans le but de promouvoir la bande dessinée en ligne. A travers la reprise de deux projets initiés par ses fondateurs, Pilmix.org engage immédiatement son travail de promotion : * auprès du public, grâce à BD-en-ligne.fr (ex- Abdel-inn.com) qui recense depuis bientôt 10 ans les oeuvres à l'intention des lecteurs ; * auprès des auteurs, grâce à Webcomics.fr qui offre aux auteurs depuis près de 3 ans un hébergement et des outils dédiés à la publication de BD en ligne.

En adhérant à l'association, auteurs, lecteurs, passionnés et professionnels de la bande dessinée sont conviés à poursuivre les premiers projets et à en développer de nouveaux. Pilmix.org est un outil pour comprendre et accompagner ensemble le développement de la bande dessinée en ligne.

Jusqu'à l'élection d'un nouveau conseil d'administration, l'adhésion est libre et gratuite depuis le site de l'association. Chacun peut ainsi faire part de sa vision de la bande dessinée en ligne et des missions qui relèvent d'une association dédiée à la promotion de ce nouveau mode de publication.

Ce communiqué a été signé par 16 personnes : auteurs, éditeurs ou passionnés de bande dessinée en ligne dont la liste est disponible sur le site de Pilmix.org.

Et pour tout savoir, une petite bande dessinée d'explications...

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Lundi 11 janvier 2010

The Shakers, le feuilleton BD à lire en ligne

shaker-titre.gifDans le petit monde de la BD en ligne, Fred Boot fait figure de "vieux de la vieille", comme en témoigne sa webographie. Là où nombre de précurseurs de la BD en ligne francophone ont jeté l'éponge face à la nécessité de gagner leur croûte, Fred Boot continue d'explorer sans concession ni compromission le potentiel de la BD numérique. Il inaugurera demain un feuilleton d'espionnage : ''The Shakers''.

Jonglant entre "boulot qui paie" et sa future paternité, ce qui motive Fred à poursuivre la BD c'est la passion et le besoin de raconter. Dans The Shakers, pas d'expérimentation interactive comme Moon ou Tony, mais une approche "rich media au sens où l'entend Alain Joannès". Entendez par là que la bande dessinée est associée à d'autres médias (texte, musique, illustration) sans leur disputer la vedette ni chercher à réaliser leur fusion. L'internaute s'adapte d'autant plus rapidement à cette forme narrative qu'il y retrouve ses marques à travers les codes propres à chaque média. La question pour Fred n'est pas d'inventer un nouveau média au confluent de tous les autres, mais d'imaginer comment raconter dans le passage entre bande dessinée et autres médias. En somme, une démarche humble, empirique et efficace. Si le récit en bande dessinée s'élabore dans l'espace inter-iconique, le récit en BD en ligne chez Fred Boot serait à chercher dans l'espace "intermédiatique".

shaker-ferrari.jpgLe style graphique de Fred Boot est du même tonneau que son style narratif : taillé à la serpe, à la fois lisible, référencé et personnel. Les masses aux couleurs vives prennent le pas sur les lignes, les aplats numériques se dotent d'un grain que la compression JPEG ne parvient pas à ternir, au contraire. On navigue entre l'emphase du cartoon et une iconographie polissée qui semble sortie de quelque affiche des années 1950. Les textes perpétuent cet étrange univers d'apparence désuette dans lequel aurait fait irruption notre langue du XXIe siècle. Rien d'étonnant pour un récit qui ressuscite le feuilleton : un genre populaire un peu oublié des francophones, que les modalités de publication web remettent pleinement au goût du jour.

Comment est né cette série ? Retour sur la carrière d'un auteur français, expatrié à Hong Kong.

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Vendredi 13 novembre 2009

La BD numérique payante : à vendre ou à louer ?

Je déplorais hier les conditions de vente de la version numérique de Lanfeust Odyssey. Je suggérais également la semaine dernière que la bande dessinée avait tout intérêt à se répandre gratuitement sur le support numérique puisque sa bonne santé économique est assurée par un produit physique (l'album) que l'on offre ou collectionne comme un véritable objet d'art, à la fois prestigieux et accessible. Pour autant, si un commerce des bandes dessinées numériques doit être fait je crois que seul l'abonnement (ou la location) se révéle pertinent. On ne peut pas vendre un objet immatériel reproductible à l'infini. On ne peut pas vendre l'accès à un objet s'il risque de disparaitre au gré des évolutions économiques ou technologiques.

Julien Portalier (développeur de Webcomics.fr) ne dit pas autre chose lorsqu'il appelle de ses voeux un Spotify de la bande dessinée en réponse - sur Facebook - à mon billet d'hier. Spotify, est le successeur annoncé de Deezer : une application pour écouter de la musique parmi un immense catalogue, avec un mode d'accès gratuit financé par la pub et des accès sur abonnement (24h ou mensuel) sans pub et enrichis de fonctionnalités avancées. Ce que la musique a fini par réaliser après des années d'efforts aveugles pour contrer la diffusion numérique, la bande dessinée pourrait sans doute le mettre en oeuvre dès maintenant en tirant partie de sa bonne santé.

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Mercredi 28 octobre 2009

BD numérique : Bodoi est-il vendu à Aquafadas ?

Sur Facebook, l'ami Christopher Bihoreau (alia Random) relève un peu narquois que Bodoi entame une série de questionnaires sur le marché de la BD numérique avec les réponses d'Aquafadas. Aquafadas dont l'une des représentante (Allison Reber) est également collaboratrice de Bodoi. Bien que j'aie également relevé un intérêt un peu trop appuyé de Bodoi pour Ave! Comics, je ne pense pas que cela soit un si gros problème.

L'intérêt de tous les acteurs de ce marché balbutiant est avant tout que le marché se développe. Pour le moment le gâteau est tout juste assez gros pour servir de goûter à la récré. Ca ne va pas nourrir grand monde si chacun se tire dans les pattes pour le partager. Que Bodoi ait ou non des accointances envers l'un ou l'autre acteur, l'intérêt premier de tout le monde - et de Bodoi en premier - est qu'on parle de toute la BD numérique pour montrer qu'elle mérite qu'on s'y intéresse. Le public reste à conquérir, il y a besoin de tout le monde pour y parvenir.

En revanche, un organe un peu plus indépendant serait un plus pour valoriser les efforts de tous. C'est exactement l'objectif de l'association qui s'apprête à voir le jour dans la continuité du travail mené autour de Webcomics.fr et de l'annuaire des BD en ligne.

A titre personnel, je déplore simplement qu'on se concentre de plus en plus sur une "BD numérique" qui est conçue comme un dérivé de la BD originale. Entre la communication autour d'un tarif inférieur à celui d'un album et le choix affirmé qu'il s'agit d'un produit dérivé, on ne rend pas honneur à la BD. On cherche à gagner un nouveau lectorat en lui vendant une sous-BD... Pas très valorisant pour le lecteur non plus en définitive.

La francophonie est le seul territoire où la BD soit devenue avant tout un objet d'art et de collection, plutôt qu'un fascicule bon marché destiné à être vite lu et vite jeté. Cette "BD numérique" qui prétend compléter la BD papier sans entrer en concurrence est sans doute bien plus dangereuse pour elle car elle la déprécie. Des albums de collection deviennent de petites applications pas chères, qu'on ne craint pas de perdre lorsqu'on changera de téléphone. Je n'appelle pas ça un progrès.

Mieux vaudrait inventer de nouveaux modèles qui rendent enfin possible la production professionnelle d'oeuvres numériques à part entière. Loin de faire concurrence à la BD, cela lui ferait honneur. La BD est un medium né grâce au progrès de la reproductibilité du texte et de l'image... Il est naturel pour elle d'évoluer avec l'arrivée d'une technologie comme Internet. Internet est une opportunité de ressusciter une BD populaire, accessible à tous et partout. Voilà une concurrence qui ne ferait pas de tort à la BD papier, parce qu'elle la valoriserait dans sa matérialité, son prestige tout en démontrant que le medium sur lequel elle repose est vivant et capable de s'adapter à des technologies dont ses inventeurs n'auraient jamais imaginé qu'elles existeraient un jour.

Lundi 21 septembre 2009

La BD numérique vue par Geek magazine

COVER-03.jpgLorsque des médias spécialisés BD m'interrogent sur la bande dessinée numérique, je suis souvent assez atterré par le manque de pertinence des questions soulevées. On reste englué dans les idées préconçues sur le manque de confort de la lecture à l'écran ou encore l'eldorado de la "vraie" édition sur papier ma bonne dame. Lorsqu'un journaliste de ''Geek magazine'' s'y colle, c'est autre chose. Il faut croire qu'avant de s'y connaître en BD, il faut déjà s'y connaître en nouvelles technologies pour bien cerner les problématiques que pose la diffusion électronique de bandes dessinées.

Malheureusement, le papier consacré par Geek Magazine aux e-comics ce bimestre ne bénéficie que de deux pages. C'est heureusement assez pour que David Bianic dresse un portrait pertinent de la situation actuelle. Nous vivons une époque formidable, à la charnière entre l'amateurisme des dernières années, et le professionnalisme dans lequel sont entrés les anglosaxons et les asiatiques avant nous. David Bianic m'a sollicité pour apporter mon modeste éclairage. L'ensemble de ses questions et de mes réponses ne pouvaient être reproduites dans le magazine. Voici rien que pour vous l'interview intégrale de laquelle sont extraites les quelques citations de votre serviteur.

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Lundi 2 mars 2009

Dédicace de Grey D. Rochette

Merci beaucoup à Grey D. Rochette pour sa dédicace. Heureux que les conseils développés sur Webcomics.fr puisse l’aider à améliorer la publication de son tout jeune webcomic du tiroir.

Dédicace de Grey D. Rochette.

Mardi 30 décembre 2008

Gilles Ratier confond comics et webcomics

Une erreur s’est glissée dans le sacro-saint rapport Ratier de l’année 2008 : le site Webcomics.fr ne s’adresse pas aux “aficionados des super héros”. Cet hébergeur de plus de 200 auteurs de BD en ligne à ce jour (plus de 6000 planches publiées à ce jour) mérite sans doute d’être cité dans ce rapport, mais au chapitre consacré à la bande dessinée numérique dont il est un des fers de lance en francophonie.

Le terme “webcomics” n’a pas grand chose à voir avec l’acception courante du mot “comics”. C’est même un contre-sens que de rapprocher les webcomics des BD de super héros, dans la mesure où historiquement les webcomics se sont justement développés comme une soupape économique et artistique face à la crise traversée par la BD mainstream américaine.

Vendredi 26 septembre 2008

A propos de Webcomics.fr et du Festiblog, il y a un an

Le blog de la blugture publie une interview de moi, tournée durant le Festiblog 2007 :

Dimanche 21 septembre 2008

Retrouvez-moi au Festiblog les 27 et 28 septembre

Un petit mot au milieu d’une rentrée chargée, pour vous inviter à me retrouver au festival des blogs BD et du webcomics qui se déroule dans le Cour-st-Emilion à Paris les 27 et 28 septembre. J’y serai avec toute l’équipe de Webcomics.fr… Pour en savoir plus sur notre programme, c’est par là.

Mardi 2 septembre 2008

Google communique en BD en ligne

S’il manquait une preuve que la bande dessinée en ligne a le vent en poupe, Google nous la sert sur un plateau. Pour promouvoir et présenter leur navigateur Internet, les petits gars de Mountain View ont fait appel à Scott Mc Cloud. Chrome (c’est le nom de la nouvelle bête noire d’Internet Explorer) est expliqué en long en large et en travers sous la forme d’une BD à lire gratuitement en ligne.

Je ne me suis pas trop attardé sur ce que valait Chrome. L’arrivée d’un nouveau navigateur web - a priori révolutionnaire - est pour moi bien moins intéressante que le mode de communication choisi. Lorsqu’on sait que Google possède Youtube et tous les moyens nécessaires pour diffuser largement un buzz en vidéo, le fait qu’ils aient opté pour la BD est vraiment notoire.

Quelques bémols toutefois sur le mode de publication : il n’est pas possible de retrouver une planche sans cliquer frénétiquement pour y parvenir. L’interface de Google ne permet en effet qu’une navigation en suivante/précédente. Pire, il n’y a qu’une seule adresse et pas une adresse différente pour chaque planche : pas moyen de faire un lien vers une en particulier. Enfin, Scott Mc Cloud a produit une BD manifestement formatée pour le papier, dommage de la part du fervent défenseur de la “toile infinie”.

La prochaine fois on les invitera sur Webcomics.fr pour publier dans un cadre vraiment approprié :p… D’autant que la licence de diffusion est une Creative Commons : lorsqu’il s’agit de diffuser une BD en ligne Google semble donc faire les mêmes choix que nous. Plutôt flatteur !

Lundi 1 septembre 2008

Bodoï et la BD numérique : qu'est ce qu'un blog, un hébergeur, un éditeur ?

Dans son numéro 121, Bodoï consacre un dossier à la “révolution” de la BD numérique. Le propos développé est une bonne porte d’entrée pour comprendre les enjeux actuels. Je ne suis pas peu fier d’y être abondamment cité :p.

Une petite rectification tout de même : Webcomics.fr est un hébergeur de BD en ligne et non un hébergeur de blogs comme l’indique l’article. Nous sommes donc dans le même créneau que Drunkduck.com auquel est improprement assimilé Foolstrip, qui est un éditeur et non un hébergeur. Il va falloir que le monde de la BD apprenne le vocabulaire du web : confondre hébergement et édition sur le web c’est comme si l’on confondait l’imprimeur et l’éditeur dans le secteur traditionnel.

Lundi 4 août 2008

Les Aventuriers du dimanche, par Toundra : Donjon bientôt détrôné ?

Les aventuriers du dimanche, par Toundra.Je me délecte de chaque nouvelle planche des Aventuriers du dimanche.

J’aime ces anachronismes tout en finesse. Après un passage hilarant qui laissait craindre de s’embourber dans le récit d’une soirée de MMORPG (Nd: jeu de rôle massivement multijoueur sur Internet), voici que nos héros bravent la pluie après avoir réuni leur goûter. On pense aux jeux grandeur nature en plein air, autant qu’aux interminables soirées de jeu de rôles sur table autour de moultes friandises et boissons à haute teneur calorique… Servi par un tel graphisme, c’est mignon comme tout.

Il ne manque plus qu’une intrigue inattendue dans cet univers décalé pour parfaire l’ensemble. Fan de Donjon (la BD) de la première heure (j’ai commis Donjon Pirate bien avant l’heure), je ne peux m’empêcher d’y penser. Mais ici le potentiel est différent : Les Aventuriers du dimanche vont plus loin dans leur filiation avec l’univers ludique… Il leur suffirait d’aller aussi loin dans la dimension épique ou dramatique pour déboucher sur un nouveau mélange des genres auquel tout amateur d’imaginaire ne pourra qu’adhérer.

Lundi 16 juin 2008

Preums ! ou la rencontre de la BD et du jeu de société

Ceux qui me connaissent savent que je suis grand amateur de jeux de société. Je ne parle pas des jeux de notre enfance (Monopoly, 1000 Bornes...), mais de la création contemporaine telle qu'on peut la découvrir sur TricTrac.net. Il fallait bien qu'un jour ce hobby rencontre ma passion pour la bande dessinée. C'est comme ça qu'est né Preums !.

Preums ! vous met dans la peau d'un blogueur poussé par l'appât du gain. Pour revendre votre blog à prix d'or, il vous faudra réunir l'audience la plus susceptible de séduire les investisseurs. Hormis le dynamisme des parties, l'intérêt du jeu tient à sa diffusion libre et gratuite. Le jeu a été officiellement lancé samedi dernier, à l'occasion de l'indéBD Fest, à Lille, auquel participait Webcomics.fr. Histoire de vous faire une idée de l'ambiance, voici une petite vidéo montée hier :

Notez que je n'ai pas créé Preums !. J'ai découvert l'an dernier un jeu de cartes vraiment bien, qui n'a malheureusement pas (encore) trouvé d'éditeur. Le jeu s'appelle Stop !, c'est une création d'Alexandre Poyé, primée à Ugine et Panazol en 2007. Il manquait juste un thème à ce jeu... Jusqu'à ce que je m'aperçoive à quel point le thème des blogs s'y prêtait bien. J'en ai parlé à Alexandre et c'est comme ça qu'est né Preums !. Nous avons réécrit les règles dans cet esprit et proposé à quelques dessinateurs de ma connaissance d'illustrer les cartes. Parce que ce qui tombe bien avec Stop ! Preums !, c'est que chaque set de 21 cartes n'en contient que 4 différentes. Du coup les dessinateurs peuvent dessiner chacun un set sans y passer la journée.

Que vous soyez tenté d'imprimer et de jouer à ce jeu, ou bien que vous souhaitiez créer votre propre set de cartes, rendez-vous vite sur http://preums.webcomics.fr !

PS: si vous êtes à Metz ou dans ses environs, sachez que le club de jeux de société dont je suis responsable se réunit chaque samedi à la MJC Metz Sud dans le cadre des activités de l'association L'Epée Reforgée. N'hésitez pas à nous rendre visite pour découvrir Preums !. Ça s'appelle les Aprem'jeux et l'ambiance y est des plus accueillantes.

Mardi 27 mai 2008

Dédicace de Fred Boot

Fred Boot m'a fait une gentille dédicace en forme de caricature acide. On peut dire qu'il ne m'a pas raté, lui ! Ceux qui suivent ce blog savent combien Nicolas Sarkozy m'est antipathique... Et ceux qui suivent le blog de Webcomics.fr savent aussi combien j'encourage les auteurs de BD en ligne à produire des planches régulièrement pour que leurs lecteurs se passionnent pour leurs BD. Il faut croire que la conjonction des deux a inspiré Fred.

Produisez plus pour gagner plus (de lecteurs).

Ne manquez pas le webcomic de Fred Boot, ''Shaobaibai''. Il a opéré un changement de concept tout récemment : il propose régulièrement une nouvelle énigme (en couleurs) que les lecteurs peuvent essayer de résoudre en intervenant dans les commentaires. Le début des aventures de Shaobaibai avait été créé en collaboration avec les lecteurs : chacun leur tour proposait la description d'une nouvelle vignette. Ce système d'écriture interactive a rapidement atteint ses limites, voilà pourquoi Fred essaie aujourd'hui un concept plus prometteur.

Dimanche 25 mai 2008

Dédicace de Klaim, pour Trois Tempêtes

Trois Tempêtes, c'est le webcomic que Klaim prépare depuis plusieurs mois. Une chose est sûre, les premiers croquis donnent envie d'en découvrir plus ! C'est donc avec plaisir que je publie ici la dédicace que Klaim m'a offerte :

L'héroine de Trois Tempête présente sa nouvelle partenaire. Par Klaim

Au passage, je signale que je serais ravi de recevoir d'autres dédicaces ! Donc, si vous voulez un petit "coup de pub" dans les colonnes de ce blog, n'hésitez pas. La proposition est lancée, et elle ne s'adresse pas seulement aux auteurs hébergés par Webcomics.fr.

Jeudi 17 avril 2008

Outils de publication pour l'auteur, de consultation pour le lecteur

Voici la suite du travail de Flore Tilly autour d'Internet et de la bande dessinée. Après une première partie consacrée aux manifestations créatives de la bande dessinée sur Internet, Flore se penche sur les passerelles qui relient le web au papier :

L’émergence d’Internet en tant que support de diffusion de la bande dessinée nous amène à examiner les divers modèles de diffusion en ligne, en gardant à l’esprit la notion commerciale que peut induire la présence de contenu artistique sur Internet.

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Lundi 31 mars 2008

Dijiko, Webamag, Webcomics.fr... L'hébergement de BD en ligne en plein boom

Après Webcomics.fr et Webamag, un nouveau site se propose d'héberger des bandes dessinées en ligne : Dijiko. Le moins qu'on puisse dire, c'est que depuis l'an dernier la bande dessinée en ligne semble enfin s'éveiller sur le web francophone. Voilà qui fait plaisir lorsque, comme moi, on s'intéresse à la question depuis 8 ans (Abdel-INN.com existe depuis avril 2000[1]) !

Notes

[1] En réalité Abdel-INN.com existe depuis 2002, mais il a succédé à l'annuaire "BD en ligne" ouvert deux ans plus tôt.

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