La mise en page d’un bande dessinée en ligne doit prendre en compte le confort de lecture. Cet impératif est d’autant plus grand que beaucoup de bédéphiles considèrent encore qu’il est très inconfortable de lire de la bande dessinée sur écran.

De bonnes résolutions

Il est tout d’abord préférable d’éviter les ascenseurs horizontaux dans la mesure où les souris à deux molettes sont encore très peu répandues. Pour ce faire il faut prendre en compte les différentes résolutions dans lesquelles la page est susceptible d’être affichée. La résolution minimale des ordinateurs (640*480) permet d’afficher des images de 540 pixels de largeur mais est devenue extrêmement minoritaire chez les utilisateurs, la plus courante (1024*768) en autorise 950.

Mais les internautes ne l’utilisent pas toujours dans sa totalité (la barre de favoris l’occulte souvent partiellement) et la résolution 800*600 reste trop répandue pour être négligée. Mieux vaut donc considérer que l’on dispose de 760 pixels de largeur. Sachant que les PDA proposent un affichage vertical de 240 pixels de marge, bienvenue dans l’univers impotoyable de l’accessibilité.

A l’horizontale ou à la verticale ?

Si l’on souhaite que l’internaute puisse tout voir d’un seul coup d’oeil comme c’est le cas avec une planche traditionnelle, alors on dispose au maximum de 420 pixels de hauteur pour les affichages 800*600 et 600 pour les affichages en 1024*768. Le format idéal dans cette optique serait donc la bande horizontale, autrement dit le strip, ou éventuellement le carré.

Un positionnement vertical peut toutefois fort bien convenir si sa largeur est idéale. Scott Mac Cloud en est un fervent défenseur avec des planches sans fin en hauteur ou en largeur (et à la limite dans les deux directions dans certains cas très précis où la lecture se fait interactive).

Attention toutefois, car de plus en plus d’internautes disposent d’affichages très grands (1600*1200 et parfois plus). Or, si le scroll long s’avère riche de possibilités narratives, ces lecteurs risquent de devoir utiliser un ascenceur pour quelques pixels de trop dans l’une ou l’autre dimension, ce qui est très frustrant. Il est bien sûr possible de forcer l’affichage dans une fenêtre de taille fixe, mais les navigateurs de nouvelle génération se répandent, qui exploitent la navigation par onglets et formattent toute tentative de forcer un fenêtrage.

Tu me trouves trop grosse ?

La taille spaciale n’est pas la seule préocupation à avoir, celle occupée par les fichiers sur la bande passante des internautes est également importante. Si le haut débit se généralise, les zones rurales en sont encore généralement privées. De plus même en haut débit, il n’est pas rare de trouver des pages au chargement long de manière injustifiée.

Pour l’image fixe, le format .jpg permet de compresser correctement la plupart des images, et le .png 8 bit, qui est appelé à succéder au .gif, est très efficace lorsqu’il s’agit de dessins. Ce dernier format offre d’ailleurs des possibilités nouvelles de transparences, malheureusement très mal supportées par Internet Explorer 6 et ses prédécesseurs.

Pour l’image animée, le format flash s’impose, mais oblige l’auteur à se conformer aux impératifs du graphisme vectoriel, tant l’usage d’images bitmap alourdi les animations.

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